Contribution du RFFLabs aux travaux de l’Observatoire National du Commerce et de l’Artisanat

Le Réseau Français des FabLabs a été auditionné dans le cadre de l’Observatoire National du Commerce et de l’Artisanat organisé par l’association d’élus et de parlementaires Centre-Ville en Mouvement, car nous [centre-ville en mouvement] considérons que les FabLabs en apportant de nouveaux types d’activités peuvent contribuer à dynamiser les centres-villes, à y faire revenir de l’activité et du lien. Voici une transcription de notre intervention.

Ont participé à cette audition, outre le RFFLab, La Quincaillerie Numérique, l’Atelier des Beaux-Boulons et Artilect, qu’ils en soient remerciés.

Description

Un FabLab est un LABoratoire de FABrication ouvert à tous publics, sans conditions. Selon le statut juridique du fablab, il y peut y avoir un éventuel coût d’adhésion ou d’achat de matériaux. Chacun peut venir expérimenter, apprendre ou fabriquer par lui-même tout type d’objet (prototype technique, meuble, vêtement, objet artistique ou design, objet interactif, jouet, etc.). Pour cela chaque personne peut venir utiliser les différentes machines du FabLab, apprendre des autres personnes ou participer aux différents projets collectifs. Les FabLabs adhérent à la charte de la FabFoundation.

Verbatim

« Les FabLabs créent du lien social entre les gens, qui souvent ne se seraient pas rencontré autrement, et sont un outil au service de toutes les parties prenantes des centres-villes : associations, commerçants, professionnels, municipalité, citoyens, étudiants, retraités etc. ».

Constats

Les FabLabs sont avant tout un lieu où créer du lien entre personnes : ce sont des espaces participatifs, où l’on partage son savoir et ses questionnements, où l’on apprend à faire soi-même, avec l’aide des autres.

Responsabilités et devoirs des usagers

La charte des FabLabs donne trois responsabilités (ou devoirs) aux usagers du lieu : « ne blesser personne et ne pas endommager l’équipement ; aider à nettoyer, maintenir et améliorer le Lab ; contribuer à la documentation et aux connaissances des autres », mais c’est une erreur grave de résumer ces lieux aux seules machines qu’ils mettent à disposition des usagers. Ce sont avant tout des lieux où l’on vient pour découvrir, pour fabriquer un objet ou pour apprendre l’usage d’une machine, et où l’on trouve de nouvelles relations, de nouvelles idées, de nouvelles connaissances.

C’est un lieu de vie, un type de Tiers-Lieu, dont les règles de fonctionnement poussent à l’extrême à l’interaction entre personnes, à l’échange, au partage entre ses usagers. C’est un lieu qui est construit par et pour les personnes qui l’utilisent, et chaque FabLab est différent des autres FabLabs dans son fonctionnement, son équipement, ses buts et ses moyens.

Aujourd’hui, les Fablabs sont des lieux d’expérimentation de nouvelles relations qui remettent en question les séparations établies entre sphère publique, sphère privée, loisirs, travail rémunérateur et engagements associatifs. À ce titre, il est important de ne pas cristalliser de définition pour laisser aux formes émergentes qu’ils abritent le temps de se développer à leur rythme, en invitant l’ensemble des parties prenantes à y participer tout en évitant toute appropriation de la dynamique par des intérêts privés ou partisans.

Un lieu en adéquation avec les besoins locaux

La création d’un FabLab, ou d’un Tiers-Lieu en général, doit donc se faire en concertation avec toutes les parties prenantes qui utiliseront le lieu : les habitants, les usagers de la ville (travailleurs, étudiants, retraités, demandeurs d’emploi), les commerçants, les associations, la municipalité… Cette concertation permettra de construire un espace en adéquation avec les besoins exprimés ou découverts et les ressources existantes ou pouvant être générées localement.

Un modèle économique fragile et qui reste à trouver

Le modèle économique d’un lieu comme un FabLab est toujours difficile à trouver, puisque le lieu met à disposition des usagers quasiment gratuitement des machines coûteuses à l’achat et parfois à l’entretien, sans parler des éventuels frais de personnel. Différents modèles coexistent aujourd’hui. Certains FabLabs sont des lieux de mise à disposition par des entreprises de leur parc de machines, d’autres se financent via l’offre de services de fabrication pour des particuliers ou des entreprises (« faire faire » au lieu de « faire soi-même »), d’autres encore adossent le FabLab autour d’un Café (concept de Fab Café) ou d’un espace de co-working.

Un élément central est commun à tous ces modèles : un FabLab ne se pense pas comme une entreprise fournissant en priorité des services en échange d’une rétribution mais avant tout comme un lieu d’échanges et d’apprentissages collectifs.

Certains FabLabs sont amenés à facturer à leurs usagers l’utilisation de certaines machines, en fonction de coûts de fonctionnement et de leur mode de financement. En raison de la diversité des situations et de la nature innovante de ce type d’organisation émergente, il nous semble important de laisser la possibilité à différents modèles d’être expérimentés, tout en assurant un suivi et une documentation des expériences. À terme, cela devrait permettre à l’ensemble des acteurs de bénéficier d’un retour documenté sur ces expériences et de pouvoir ajuster leurs pratiques au vu de ces connaissances.

Propositions

Un salarié de la mairie ou de l’intercommunalité pour faire l’analyse fine des besoins locaux

Chaque tiers-lieu, a fortiori chaque FabLab, s’inscrit dans l’écosystème local et répond à un ou plusieurs besoins locaux. L’analyse fine des besoins et l’implication d’un maximum d’acteurs dans la construction et la conduite du projet est un travail de longue haleine très consommateur en temps. Les communes ou intercommunalités ont les moyens de détacher/financer un salarié pour faire ce travail, salarié qui pourra ensuite devenir le concierge du lieu, c’est à dire l’animateur de la communauté, celui qui facilite la création de liens et l’apport de ressources locales à un projet. Il sera un coordinateur et une personne avec une connaissance fine et approfondie de l’écosystème qui profite de la présence du tiers-lieu.

Une implication et une ouverture des services techniques vers les citoyens

Les services techniques municipaux font un travail déterminant mais souvent méconnu des habitants. Leur implication dans le FabLab, tant par l’utilisation des machines disponibles que par leur participation aux projets des usagers et la transmission de leurs connaissances serait un excellent moyen de décloisonner les services techniques des habitants de la ville, tout en leur apportant de nouvelles possibilités de réalisations.

Étendre le mécénat aux structures de type FabLab

Le modèle économique des FabLabs reste à trouver, mais un levier puissant et qui nous fait encore défaut est le mécénat/don (article 238 bis du code général des impôts), qui permet de déduire des impôts sur le revenu 60 % des dons versés à la structure. Les FabLabs ont le malheur d’être sur plusieurs thématiques différentes, de manière non exclusive : « organismes d’intérêt général ayant caractère […] éducatif, scientifique, social, humanitaire […], culturel ou concourant à la mise en valeur du patrimoine artistique, à la défense de l’environnement naturel ». La possibilité d’émettre des reçus fiscaux est donc régulièrement refusée.

Permettre aux CCAS, écoles, maisons de retraite, hôpitaux… de faciliter l’utilisation du lieu par les personnes qu’ils accueillent

La mairie ou l’intercommunalité gère directement ou indirectement de nombreux services à destination de la population, notamment des services sociaux ou éducatifs. Ces services pourraient inclure dans leurs projets l’utilisation par les bénéficiaires du FabLab local, soit de manière dirigée autour d’un projet prédéfini (par exemple pour apprendre à utiliser les machines du lieu – rappelons par exemple que la modélisation 3D est au programme de technologie du collège), soit de manière libre (par exemple, le CCAS ou la maison de retraite pourrait permettre aux bénéficiaires d’utiliser le FabLab pour réparer ou fabriquer des meubles, des objets utilitaires, des jouets…, en payant pour le bénéficiaire la cotisation du lieu et en offrant des bons sur l’achat des matériaux nécessaires).

L’association Réseau Français des FabLabs :

L’association Réseau Français des FabLabs (RFFLabs) compte 50 FabLabs membres, pour 200 à 250 lieux en France métropolitaine, et plus de 2 000 dans le monde. Le nombre d’adhérents est en croissance et l’association a pour vocation de représenter l’ensemble des Fablabs présents sur le territoire national. 2018 sera l’année des FabLabs en France, avec l’accueil de l’évènement Fab14 du 12 au 20 juillet 2018.

Cet événement est la réunion mondiale annuelle des FabLabs. Il sera pour la première fois articulé en trois manifestations, le FabCity Summit (réunion de plusieurs villes qui se sont engagées à mener une démarche de transformation urbaine autour des thèmes du Fablab, de la production locale et de l’économie sociale et solidaire) les 12 et 13 juillet, à Paris ; le Fab14 Distribué les 14 et 15 juillet, dans toute la France, qui permet aux Fablabs de province d’être associés à ces manifestations d’envergure internationale et de profiter de leur médiatisation ; et l’évènement cœur Fab14, du 16 au 20 juillet, à Toulouse.

Le format inédit de cet événement, adopté par la FabFoundation suite à la proposition du Réseau Français des Fablabs et de ses partenaires, démontre l’intégration et la capacité d’action collective de la communauté des Fablabs en France, leur solidarité et leur volonté de faire œuvre commune, tout en faisant profiter l’ensemble des acteurs locaux de cette dynamique.

Assemblée Générale 2017

L’assemblée Générale 2017 de l’association aura lieu le jeudi 11 mai à partir de 09h45 et jusqu’à épuisement de l’Ordre du Jour, dans les locaux d’Artilect (27bis Allée Maurice Sarraut, 31300 Toulouse).

Des représentants de l’association seront présents dès 09h00 pour partager un café et répondre aux questions des personnes présentes (ainsi que collecter les dernière adhésions).

Rappel : seuls les membres à jour de leur cotisation peuvent voter

Ordre du jour

  1. approbation du bilan d’activité & rapport moral ;
  2. approbation du rapport financier ;
  3. choix du budget de l’année 2017-2018 ;
  4. information sur les projets à venir : FAB14, challenge avec les Compagnons du devoir, accompagnement de projets avec les acteurs de l’éducation nationale en relation avec le réseau CANOPÉ et la MAIF, la charte sur les sciences participatives… ;
  5. approbation de l’achat d’une part sociale de la Coopérative des acteurs de la Médiation Numérique (50€). Voir aussi le compte-rendu en direct de David Forgeron de l’Assemblée Générale fondatrice, importé depuis notre chat ;
  6. approbation d’un don à Framasoft (100€) ;
  7. approbation de la modification du Règlement Intérieur, chapitre 2 – administration et fonctionnement de l’association, Élection du conseil d’administration : ajout de « Les candidats au CA doivent faire une profession de foi de 200 signes au moins »
  8. élection des membres du Conseil d’Administration pour le collège des FabLabs (4 postes à pourvoir). Candidats : FacLab, Glass FabLab, Atallier, WOMA ;
  9. Question diverses.

L’assemblée générale se terminera par une courte intervention de monsieur Matei Gheorghiu, doctorant en Sociologie, dont le sujet de thèse porte sur « Les réseaux d’entreprises innovantes comme laboratoires de participation civique : gestion (de soi) dans un contexte d’apprentissage collectif ».

Pendant cette présentation, le Conseil d’Administration se rassemblera pour élire en son sein le bureau de l’association.

Fablab Festival 2017 Make Europe : Participez !

Conçu et piloté par Artilect, le Fablab Festival aura lieu du 11 au 14 mai 2017, à Toulouse. Vous souhaitez y présenter un projet ? L’appel à participation 2017 est ouvert à tous les makers qui ont soif de partage !

Ce festival s’est imposé au fil des années comme un événement majeur de rassemblement des publics et de décloisonnements des savoirs-faire rassemblant à chaque fois plusieurs milliers de personnes de tous horizons. Autour d’une programmation ambitieuse et d’un parrainage de haut niveau, l’édition 2017 intitulée “Make Europe !” propose quatre jours intenses de rencontres hors des sentiers battus : Tables rondes, présentations et ateliers invitant fablabs, entrepreneurs, universités et laboratoires de recherche, professionnels, artistes, collectivités et familles à investir le monde des FabLabs et de la culture du ”faire-par-soi-même”, source inépuisable d’innovation et de création. Le festival propose d’explorer ensemble, au coeur d’un espace alternatif, les usages et implications sociétales, environnementales, politiques, économiques, et de croiser les regards sur les enjeux de l’innovation technologique et la démocratisation des savoirs techniques. Pour refléter la diversité et la richesse du mouvement des Fablabs en Europe, la programmation est structurée en cinq grandes thématiques : Société, Environnement, Arts et Création, Villes et Territoires, Innovation et Technologie.

Vous souhaitez y présenter votre projet et/ou proposer des activités ? Participez à l’appel à projets jusqu’à dimanche 19 février 2017. Vous pouvez également suggérer des intervenants dans chacune des thématiques ou simplement profiter de ce support pour nous faire part de vos éventuelles remarques/conseils sur la programmation.

Rendez-vous au Fablab Festival !

>> Je participe ! <<

>> I want to be part of it ! <<

 

Projet API LABS : un système d’open data horizontal par et pour les labs ?

API LABS c’est un projet cherchant à créer en concertation avec les membres de RFF intéressés un système décentralisé d’open data et de data visualisation sur les labs, par les labs et pour les labs. Un tel projet tente de rassembler plusieurs problématiques (mutualisation des ressources, visibilité des labs dans la sphère publique, open data citoyenne…), d’y réfléchir à plusieurs, mais aussi et surtout de commencer à faire des propositions concrètes d’outils et de façons de faire pour répondre à ces questions. Pour le moment le projet est porté par Julien Paris (membre de l’association PING), et a le soutien de PING (gérant et animant le fablab Plateforme C à Nantes) et de Makery.

Titre (provisoire) du projet :

« API LABS », l’open data du réseau des labs

Philosophie générale du projet :

« Ce qui se fait pour moi et sans moi se fait contre moi » – Nelson Mandela

Résumé :

Créer un système décentralisé d’open data et de data visualisation sur les labs, par les labs, et pour les labs :

  • open data : partager et mutualiser des ressources (réglementation, juridique, accès aux financements, projets…) ;
  • data visualisation : rendre plus visible les labs ainsi que leurs projets et leurs impacts sur les territoires auprès des publics et des collectivités, favoriser la connaissance des lieux entre eux et le partage d’infos au sein du réseau ;
  • décentralisé : préserver la diversité et l’indépendance des lieux, et surtout développer un tel outil en concertation avec tous .

Origine du projet :

Suite à ma participation au développement du prototype « FabCity Dashboard » à Madrid à l’initiative du Fablab Barcelona, nous avons commencé en petit comité à réfléchir au principe d’un outil de data visualisation sur les labs. Le projet proposé par le Fablab Barcelona / réseau FabCity cherchait à « mesurer » l’impact des labs sur la résilience urbaine sur une plateforme web (un site).

Toutefois j’ai relevé plusieurs problèmes à la fois scientifiques, éthiques et pratiques à ce type de projet :

  • problèmes scientifiques : choix arbitraires et mauvais usages des indicateurs, concept de résilience urbaine flou et peu approfondi, outils de dataviz peu adaptés…
  • problèmes éthiques  : centralisation de l’information par le réseau fabcity, peu d’avantages en retour pour les membres du réseau, aucune concertation envisagée avec les membres du réseau des labs pour connaître les besoins et les infos qu’ils voudraient partager, principe de l’adresse à plusieurs types de publics (grand public, collectivités, entreprises…) évacué…
  • problèmes pratiques et techniques : un outil très centralisé pour un réseau constitué parfois de très petits lieux ayant peu de moyens est au final très peu mis à jour, la multiplication des plateformes demande aussi de multiplier l’effort et le temps pris par les labs pour enregistrer leurs infos, les données agrégées sur le réseau FabCity sont très incomplètes…

Objectifs :

  • écrire le « cahier des charges » pour développer un système d’agrégation de données ouvertes (via APIs) sur les labs, mais de manière décentralisée et concertée ;
  • identifier les besoins et les bons indicateurs (désagrégés) en collaboration avec les labs ;
  • intégrer des outils de data visualisation en fonction des besoins et des publics ;
  • rendre la mise à jour des informations mutualisées la plus simple et la plus efficace possible (automatisation ?).

Développement :

Pour le moment le principe et les prémisses d’un tel projet ont été présentés et discutés à plusieurs occasions, en particulier les conclusions et le retour d’expérience critique sur le projet FabCity Dashboard. Mais cette discussion ne fait que commencer :

  • à Madrid durant le hackathon « Visualizar 2016 » (10 jours fin septembre 2016) : discussions et expérimentations techniques (API de portails d’open data, écriture d’une première plateforme web expérimentale)
  • à Nantes lors de différentes discussions (Apéro-projet mensuel Novembre)
  • à Paris lors de la journée de constitution de l’association « FabCity Grand Paris »
  • sur Makery : articles sur Visualizar 2016 et sur le projet FabCity Dashboard

Echéancier :

L’horizon de la conférence FAB 14 en 2018 en France offre une échéance intéressante laissant le temps pour les partenaires / labs intéressés d’échanger sur tous les aspects (éthiques, techniques, politiques, scientifiques) d’un tel projet, de commencer à développer un ou des prototypes et de le(s) tester en conditions réelles, et enfin de le présenter lors de FAB 14 en 2018.

Avant FAB14 plusieurs moments pourraient être propices afin d’enrichir les discussions et les propositions, dont notamment le FabFast à Toulouse en mai 2017.

Dans l’immédiat l’objectif principal de ce projet est d’identifier les labs et les personnes intéressées par ce projet, et d’identifier les besoins, les doutes, et les avantages que chacun voit dans un projet reposant sur l’ouverture des données.

Partenaires :

  • intéressés :
  • – PING (Nantes) – soutien et co-porteur du projet (R&D)
  • – Makery (Paris / France) – soutien et co-porteurs du projet
  • – La Casemate (Grenoble) – intéressés…
  • potentiellement :
  • – Artilect (Toulouse) ?
  • – Réseau Français des Fablabs (France) ?
  • – FabCity Grand Paris (Paris) ?

Problèmes actuels :

  • Identifier les lieux et les personnes intéressés par le projet API LABS (comité scientifique et technique ) ;
  • Mieux identifier les besoins des labs pris un à un, ainsi que les réserves, doutes, et propositions de tous quant à un principe d’open data citoyen (à la différence d’un open data institutionnel) ;
  • Repenser les outils de data visualisation en fonction des besoins et les types de plateformes où les rendre ces outils disponibles ;
  • Trouver des partenaires prêts à expérimenter à l’échelle 1:1, dans une échéance de temps pas trop lointaine (2018 ?)

Documentation :

Contact :

  • Julien Paris (Nantes, adhérent à PING) : jparis.py(at)gmail.com

Le nouveau Logo de l’association

Suite à l’appel à logo lancé en juin, nous avons reçu sur le forum pas moins de 19 propositions différentes, de 10 personnes !

Suite à la phase de vote, la proposition qui a reçu le plus de soutiens (et de très loin, plus de 26% des votes, quand le second est à 10,7%) est celle de Léo, joliment documentée sur le forum et disponible sur un dépôt Git !

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont fait l’effort de participer à notre appel à logo (et de documenter leur démarche) :

Merci à tous !

Réunion du Conseil d’Administration

Le conseil d’Administration de l’Association va se réunir physiquement du samedi 22 à 14h00 au dimanche 23 octobre à 14h00 à la Quincaillerie Numérique, à Guéret dans la Creuse.

Cette réunion est ouverte à tous. Vous pourrez participer aux échanges (mais pas aux votes, si vote il y a), et apporter un point de vue original et nouveau aux débats.

Nous avons loué un gite pour la nuit du samedi au dimanche, qui dispose de 23 places. Pour l’instant, une dizaine sont déjà prises, répondez au sondage pour en réserver une de plus (repas du samedi soir, 5€ par personne ; nuit au Gite, 77€ par personne, repas du dimanche, 12,50€ par personne, soit 94,50€ par personne pour repas du soir, nuit au gîte, déjeuner du midi). Réponses attendues pour le 3 octobre.

NB : Sont compris dans la location ; draps, ménage, jaccuzi et sauna

L’idée, c’est aussi de faire connaissance les uns avec les autres autour de bonnes bières bien fraîches (ou autres boissons fraîches ou non, tant qu’on rigole).

L’ordre du jour de la réunion :

  • Compte rendu des travaux en cours (Livre Blanc, …),
  • Organisation de Fab 14,
  • Chemin vers la prochaine AG,
  • Pistes de financement de l’asso, notamment d’un ou deux salariés et des frais inhérents à nos missions,
  • conventions MAIF et CANOPÉ,
  • Et tout sujet que vous jugerez bon d’aborder.

Des bises.

Et n’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions !

 

Le « tip » participatif : un modèle économique à ne pas négliger

Il y a deux ans, j’ai [NDLR  : Bruno Messin, l’auteur] créé le NavLab, un espace de travail collaboratif / FabLab situé en plein centre-ville d’Antibes, dont j’ai entièrement financé le lancement sur fonds personnels et à l’aide de deux campagnes de crowdfunding.

La fréquentation du NavLab explose aujourd’hui, surtout au niveau du coworking, mais il est extrêmement difficile de valoriser les activités qui se déroulent à l’atelier, et qui sont pourtant très chronophages et énergivores.

J’en arrivais à un point où je ne pouvais plus me permettre de passer autant de temps à l’atelier, sauf à être encouragé financièrement par ma communauté, et j’ai découvert Tipeee.com.

Tipeee.com, c’est du crowdfunding sans projet, du « pourboire participatif », et ça s’adresse parfaitement à nous autres FabManager vu ce que nous faisons : accueillir des gens, soutenir une communauté et créer du contenu libre de droits et collaboratif.

du crowdfunding sans projet ?

Oui, en gros, il ne s’agit pas de proposer à une communauté d’internautes de participer au lancement d’un gros projet avec des contreparties préachetées ou de financer de nouveaux investissements sur des montants importants. Il s’agit tout simplement de rémunérer un peu plus (en gros de tipper : laisser un pourboire) les FabManagers et les créateurs de contenus pour les encourager à persévérer.

Bien sûr, c’est la force de la communauté que vous avez réussi à construire, et votre habileté à manier les outils de communication qui feront la différence… mais ça vaut le coup de tenter non ?

Alors si vous souhaitez vous aussi vous lancer dans l’aventure, visiter la page du NavLab sur Tipeee, et laissez-moi un pourboire au passage !!! 😉

https://www.tipeee.com/navlab

 

Dossier kelle fabrik de demande d’agrement pour accueillir services civiques

Vous avez envie/besoin d’accueillir un ou plusieurs jeunes volontaires en service civique…

il faut se rapprocher de la direction departementale de la jeunesse et des sports et demander le dossier

remplir le dossier – ci-joint le dossier de renouvellement de kelle fabrik 2016

envoyer le dossier à la DDJS

après reception de l’agrément, on s’inscrit sur le site ELISA pour le paiement

ensuite on crée une offre et on publie l’offre sur le site du service civique

les volontaires postulent directement sur le site du service civique

on reçoit en entretien ceux qui nous semblent motivés (nous on les reçoit tous !)

on etablit le contrat (sur le site ELISA) on l’imprime et on l’envoie avec la photocopie de la CNI du volontaire.

et c’est tout !

tout est pris en charge, un service civique coute environ 10€ par mois pour 25 heures

Documents joints

 

Compte-rendu subjectif de l’Assemblée Générale 2016

Que c’était bien à Toulouse ! On avait le temps de se rencontrer et d’avancer au travers de la montagne de travail à abattre…

Le retour à la réalité est d’autant plus dur… Déjà trois quatre semaines depuis le FabLab Festival, et aucun compte-rendu n’a été publié… Bouuuuh !

Commençons par le compte rendu formel de l’AG proprement dite :

  • le rapport moral du président à été adopté,
  • le bilan comptable a été adopté (nous avons reçu 1.500€ d’adhésions et nous avons environ 100€ de frais — Journal Officiel et assurance),
  • le règlement intérieur a été discuté (en tout cas les définitions au début du document) et adopté (j’y reviendrais plus bas),
  • et le nouveau Conseil d’Administration a été élu,
  • puis, après l’AG, le Conseil d’Administration à élu en son sein le bureau.

Où allons-nous maintenant ?

Le Conseil d’Administration s’est réuni dans sa tour d’ivoire (j’en reparle plus bas) pour pour réfléchir à ce que nous voulions avoir fait lors de la prochaine Assemblée Générale, et nous avons identifié plusieurs axes :

Rédaction d’un livre blanc

Premièrement, la publication à l’automne d’un livre blanc qui présente des éléments d’appréciation pour distinguer ce qui est un FabLab de ce qui est un espace avec des machines de fabrication numérique. Ce document est plutôt pensé à destination des collectivités territoriales, mais il pourra être utile à tous les interlocuteurs des FabLabs. La rédaction de ce livre blanc va passer par l’établissement d’une photographie de l’état actuel du réseau. Attendez-vous à être contactés dans les deux mois qui viennent par les personnes qui porteront le projet (que vous pouvez rejoindre).

Création d’un Conseil Scientifique

L’adoption du règlement intérieur entraîne aussi la création d’un Conseil Scientifique, qui sera présidé par Camille Bosqué (qui est aussi membre du Conseil d’Administration). Le rôle essentiel de ce Conseil Scientifique est de faire un suivi des recherches scientifiques en cours qui ont trait aux FabLabs, dans tous les domaines d’études (Sciences, Économie, Sociologie, Éducations), mais il pourra aussi répondre à des questions spécifiques posées par le réseau.

Réflexion sur la documentation

Un état des lieux est en cours en partenariat avec les acteurs qui sont au plus proche de la documentation. L’analyse des plateformes de documentation actuelle, pour essayer de les faire coexister sans leur enlever leur singularité, est un enjeu de taille pour réussir un bon agrégateur. Nous espérons aboutir sur un outil de centralisation des projets réalisés dans les FabLabs et tiers-lieux sans avoir à uniformiser le réseau de documentation existant. Un enjeu de taille avec un projet conséquent que nous allons essayer de mener avec tous les acteurs de terrain du moment. Si vous aimez documenter, partager, agréger des données, coder et bien d’autres choses, vous êtes les bienvenues pour aider au projet !

Quels sont les sujets que je souhaite voir abordés lors de cette première année ?

Dans cette section, vous trouverez des points que je souhaite voir abordés dans l’année…

Sécurisation juridique des FabLabs

Ensuite, il nous a semblé qu’il y a actuellement deux points juridiques auxquels apporter des réponses rapidement :

  • les contrats de travail des Fab Managers (pour les FabLabs qui ont la chance de pouvoir faire un tel contrat) : si vous voulez que ce soient les utilisateurs qui ouvrent le lieu, maintiennent les machines, assurent les formations, cela ne doit pas relever des missions du Fab Manager, sous peine de tomber potentiellement sous le coup du travail dissimulé. Bref, nous avons besoin d’un contrat de travail modèle.
  • la charte des Fab Labs est très indicative, et ne se traduit pas formellement en droits et devoirs opposables aux usages en cas de conflit. Nous avons aussi besoin d’un modèle de conditions générales d’utilisation qui soient utilisables le jour où un conflit juridique aura lieu (par exemple entre deux usagers. Et la question n’est pas de savoir si ça aura lieu, mais bien sûr quand…).

Pouvoir recevoir des dons pour un FabLab

Il n’est pas certain que ce soit possible, mais ce serait un grand plus pour tous nos membres si les dons qui leur serait faits (en numéraire comme en nature — par exemple des machines) étaient déductibles à 66% des impôts. Cela serait peut-être possible via l’association Réseau Français des FabLabs (il y aurait des frais), mais pour plus de sécurité juridique, nous devons avoir l’aval de l’administration fiscale pour émettre des reçus fiscaux.

Un ou plusieurs salariés

Nous convenons tous que la charge de travail par rapport à l’objet de l’association est forte, tant dans l’animation du réseau que dans les relations avec nos partenaires en France, en Europe et dans le monde. Je pense qu’il y a suffisamment à faire pour occuper une ou plusieurs personnes à plein temps… Reste à trouver des financements pour ce poste, puis la personne qui saura tout mettre en œuvre.

La mutualisation des frais d’assurance

Il devrait aussi être possible de négocier avec une assurance un contrat type qui puisse couvrir tous les membres FabLabs qui le demanderaient, et qui permette à un membre Usager de circuler entre les différents labs sans payer à chaque fois une nouvelle assurance (les frais de gestion de chaque lieu restant à leur discrétion).

Quels seront les sujets à trancher lors de la prochaine Assemblée Générale

Un collège spécifique aux Fab Managers

Quelques personnes ont fait part de leur surprise de ne pas voir les Fab Managers formellement représentés dans les collèges de l’association. Lors de la rédaction des statuts de l’association, il nous avait semblé que les Fab Managers étaient représentés dans le collège des FabLabs via la personne morale à laquelle ils appartenaient (qu’ils soient employés ou bénévoles).

Il faudra donc débattre cette année pour savoir si cette représentation est suffisante ou non, et s’il faut créer un nouveau collège. Et si c’est le cas, si ce collège a un pouvoir décisionnaire ou consultatif à l’assemblée générale, ainsi que la nouvelle répartition du pouvoir de décision à l’assemblée générale entre les collèges, et bien sûr les questions de la définition de ce qu’est un membre du collège des Fab Managers dans le règlement intérieur et de l’élection d’un ou plusieurs membres du collège au sein du Conseil d’Administration…

On se retrouve sur cette question à la fin de l’automne si personne n’a abordé cette question avant.

Les bugs du Règlement Intérieur : l’association est animée par ses membres

Et bien sûr, dans les minutes qui ont suivi l’adoption, les premiers bugs ont été remontés… À savoir que le Conseil d’Administration est dans le règlement intérieur responsable de l’animation de l’association, ce qui est une erreur majeure. Chaque membre de l’association est bien entendu responsable de son animation, et peut proposer sur les listes de discussion ou sur le forum tout sujet qu’il lui semble important de débattre.

Mais il est vrai que être élu au Conseil d’Administration à une force symbolique qui vous porte et vous pousse à vous impliquer plus lourdement. J’espère bien réussir à changer ça, au delà du changement de texte du Règlement Intérieur  !

 

Candidature française pour l’organisation de FAB 14

Chaque année, le réseau mondial des FabLabs se réunit physiquement pendant une semaine pour débattre, échanger et partager. Cet été, Fab12 a lieu à Schenzen (Chine), l’année prochaine, Fab13 aura lieu à Santiago du Chili, et la ville qui accueillera Fab14 reste à désigner (ce qui se fera pendant ou juste après Fab12).

Le Réseau Français des FabLabs, le FabLab Artilect et le collectif Fab City Grand Paris [1] vont présenter en août une candidature commune à Fab12 pour organiser l’évènement en France.

Cela permettra de s’appuyer sur l’expérience d’Artilect acquise depuis 2011 dans l’organisation du FabLab Festival, sur la dynamique en cours en région parisienne autour du projet Fab City, et aussi sur le dynamisme du réseau sur le territoire national (la France est le second pays au monde en termes de nombre de fablabs référencés Fab Foundation).

À cette date, l’ébauche de programme imaginé par l’équipe qui travaille sur cette question prévoit :

  • 5 jours de rassemblement à Toulouse dont 4 jours concernant les Fablabs sous forme de conférences et de workshop + 1 journée de symposium, (du lundi au vendredi, avec un objectif de plus de 1.000 FabLabs représentés),
  • puis 2 jours de fablab festival distribué où chaque FabLab de France pourra proposer un temps de découverte pour tous, en profitant de la couverture presse de l’événement (samedi et/ou dimanche),
  • enfin 2 jours de séminaire autour de la thématique Fab City à Paris.

L’organisation de Fab14 en France est une formidable opportunité, car cela permettra :

  • de mettre en avant l’utilité des fablabs dans la société et leur rayonnement auprès des mondes politique, éducatif, économique, associatif…
  • de faire émerger d’ici 2 ans de nouvelles FabCity et FabRégion
  • de consolider le réseau national et international en faisant collaborer de nombreuses structures pour l’organisation d’un tel événement.

Mais cette candidature ne se fera pas sans votre aide : nous avons besoin du plus de parrainages possibles. Les vôtres, mais aussi ceux de vos relations politiques, économiques ou associatives. Nous avons trois semaines pour rassembler le plus de lettres de soutien possible pour étoffer notre candidature.

Pour soutenir la candidature française à l’organisation de fab14 en 2018, chaque fablab qui le souhaite peut  :

  • écrire une lettre de soutien à la candidature française (rtf/template-lettredesoutienfab14france.rtf)
  • préparer des lettres de soutien à faire signer par des associations, des entreprises, des maires, présidents d’agglomération, président de conseil départemental et président de conseil régional.

Vous pouvez envoyer les lettres de soutien à contact@fablab.fr ou par voie postale à RFFLabs, chez Artilect, 27bis Allée Maurice Sarraut, 31300 Toulouse.

À vous de jouer.

Olivier pour le réseau Français des FabLabs, Nicolas pour Artilect, Minh pour le collectif Fab City Grand Paris

Documents joints

[1] Le collectif Fab City Grand Paris rassemble différents acteurs impliqués dans le projet de Fab City à Paris et dans sa proche banlieue, dont WoMa, Volumes, les Arts Codés, Ouishare