Patrick Levy-Waitz, Président de la Fondation Travailler Autrement a remis ce mercredi 19 septembre 2018 à Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Cohésion des territoires, le rapport de la mission Coworking : Territoires, Travail, Numérique, résultat d’une mission qui lui avait été confiée en janvier 2018.

Constance Garnier et Camille Bosqué, du Conseil Scientifique ainsi que Simon Laurent, président du RFFLabs étaient parmi la soixantaine de personnes réunies pour assister à la présentation de ce document, intitulé “Faire ensemble pour mieux vivre ensemble”. Matei Gheorghiu s’est lui aussi emparé du rapport pour l’examiner et contribuer à la production de ce compte-rendu.

De ce travail, nous retenons différentes choses qui intéressent directement le Réseau Français des FabLabs et plus largement les communautés que nous animons et côtoyons tous les jours.

Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Cohésion des territoires et Patrick Levy-Waitz, Président de la Fondation Travailler Autrement

Une enquête nationale “participative”

Patrick Levy-Waitz, lors de sa présentation à ICI Montreuil, a tenu à préciser le cadre et la méthode employée pour cette enquête : “C’est 6 mois d’enquête, 200 entretiens,  150 personnes réparties en 6 groupes de travail, 13 000 personnes qui ont contribué en se connectant en ligne sur la plateforme dédiée et 12 régions visitées.” L’équipe revendique une approche “bottom-up”, qui est “partie du terrain, dans le but d’identifier les facteurs clés de réussite et d’échec”.

Alors que le titre original de la mission était “Coworking : Territoires, Travail, Numérique”, l’enquête a abouti à un glissement bienvenu dans les termes, puisque la notion de “tiers-lieu”, venue se substituer à celle de simple “Coworking”, regroupe dans cette étude les FabLabs, makerspaces, hackerspaces et autres Living Labs.

Le rapport justifie cette inclusion en s’appuyant sur le constat d’une “triple révolution en cours”: la révolution numérique, la révolution du travail et la transition écologique. Dans le discours de présentation prononcé ce mercredi 19 septembre, les personnes qui animent les tiers-lieux sont qualifiées de “citoyens qui se regroupent en collectifs, associations, syndicats, entreprises, qui devancent l’État et s’empressent d’organiser les conditions d’accès au numérique.”

Au-delà donc d’une simple analyse des opportunités de travail à distance rendue possible par le développement du numérique, le Rapport se présente comme une réflexion sur les initiatives innovantes émergentes dans le développement et la cohésion des territoires. Il aboutit sur un ensemble de propositions pour soutenir et renforcer leurs apports.  

Appel à participation de la Mission Coworking en avril 2018

Quelques faits et quelques chiffres

La commande initiale, une enquête sur le télétravail, demeure au cœur de la réflexion. On peut découvrir pp. 115 – 117 du rapport une évaluation des opportunités de développer le télétravail : environ 47% des actifs seraient potentiellement des télétravailleurs, et 17,7% du volume total du travail sur le territoire serait potentiellement “télétravaillable”. Le développement du télétravail pourrait permettre entre autres une réduction des déplacements pendulaires, une diminution des coûts énergétiques engendrés par ceux-ci, des accidents qu’ils peuvent entraîner, de la congestion urbaine, etc.

Le télétravail semble d’ailleurs être la réponse à un besoin croissant de la population active. Selon Julien Denormandie, 70% des 18-35 ans souhaitent “être indépendants mais ne pas travailler tous seuls”. Or, seulement 7% de la population active aujourd’hui pratique le télétravail. On en déduit qu’il existe un fort potentiel de développement de cette modalité de travail, qui laisse envisager (pour les acteurs économiques qui pourraient s’emparer du marché) une forte perspective de croissance.

C’est là qu’interviennent les tiers-lieux qui, en plus de permettre aux travailleurs d’exercer leurs compétences plus près de leur domicile, encourageant ainsi la revitalisation des territoires, seraient aussi porteurs d’un ensemble de pratiques dont la portée irait bien au-delà de la mise à disposition de locaux connectés pour une génération de travailleurs nomades.

Les enquêteurs exposent la découverte faite au fil de leur exploration d’un écosystème innovant qui a discrètement poussé depuis plus de deux décennies au pied des grands groupes et sous les radars des décideurs : le monde des “makers” s’est développé dans les friches de la désindustrialisation, construisant des communautés, des pratiques et des projets à contre-pied de la logique dominante, sans pour autant adopter une position d’antagonisme radical face au “système”.

Bien au contraire, les innovations que porte cet ensemble hétérogène d’acteurs sont aujourd’hui plébiscitées comme réponses face aux dangers qui menacent notre monde: face au chômage la relocalisation de la production, face au réchauffement climatique le fonctionnement en circuits courts, face à la lassitude et à la démobilisation au travail dans nos structures bureaucratiques complexes la pluriactivité sécurisée et la formation tout au long de l’existence. Bref, dans les interstices d’un territoire soumis aux pressions et contraint de se réaménager, des solutions locales émergentes incarnent la résilience de notre société.

Table ronde réunissant des acteurs des tiers-lieux français au printemps 2018

Une partie significative du rapport est consacrée au recensement et à la description de ces initiatives, à l’analyse de leurs apports et de leurs faiblesses, des avantages et des risques impliqués par leur développement. Ce travail est agrémenté de nombreux exemples précis.

Dans son ensemble, le texte qui nous a été remis, et qui est en ligne ici est un document bien illustré, avec de nombreuses photographies et quelques cartes et schémas. Même si on se réjouit de voir “de l’humain” dans les images présentées et d’avoir accès à différents espaces et collectifs en action, on regrette que les photographies ne soient pas légendées, car elles donnent l’impression que les lieux et les situations représentées sont interchangeables, et qu’il existe un modèle global de tiers-lieux.

Quoi qu’il en soit, les auteurs du rapport marquent l’importance de cette “découverte” (sic) et la nécessité d’en approfondir la compréhension. “Le phénomène est encore plus fort que ce qu’on pensait”, a expliqué Patrick Lévy-Waitz lors de sa présentation. “On pensait trouver 300 tiers-lieux, il y en a environ 1800 sur le territoire. On les imaginait de grande envergure (type ICIMontreuil) là où ils sont majoritairement de petite taille. Notre autre surprise a été de constater qu’il y a autant de tiers-lieux hors et dans les grandes villes.” En effet, l’étude révèle qu’environ ⅔ des territoires ont des tiers-lieux. Un rapide calcul permet donc de conclure qu’il reste ⅓ du territoire français qui n’en a pas. La grande disparité entre les différents modèles de lieux étudiés est très fortement mise en avant, ainsi que la fragilité des lieux analysés, surtout pour ceux qui sont installés en dehors des métropoles.

De nombreuses cartes sont présentes dans le rapport, à l’exemple de celle-ci (p. 212) qui situe les différents tiers-lieux identifiés et étudiés, tout en proposant une catégorisation encore un peu binaire et discutable, entre des tiers-lieux “à dominante coworking” et d’autres “à dominante FabLab”.

Comment l’État veut-il se positionner ?

Le document présente 28 recommandations regroupées en six familles : structurer la filière, professionnaliser les tiers-lieux, hybrider les activités, faciliter le développement des tiers-lieux sur les territoires, opérer un changement culturel, lever les freins au télétravail. Ces recommandations peuvent être regroupées selon leur cible, en deux catégories : celles adressées aux acteurs de terrain, et celles adressées aux acteurs publics.

Recommandations adressées aux acteurs de terrain : Structurer et professionnaliser la filière

L’un des constats positifs du rapport est la nécessité de valoriser les spécificités de ces tiers-lieux en ne les réduisant pas à des entreprises classiques ni à une simple offre de bureaux connectés. Pour cela, il faut mettre en valeur les personnes qui créent et animent ces lieux, qui mobilisent des compétences variées comme l’accueil, la gestion de machines, l’accompagnement de projets, l’animation, les relations aux collectivités, aux acteurs économiques, à des publics précarisés ou marginalisés, etc.

Selon le rapport, il faut en outre permettre à ces acteurs de disposer d’une reconnaissance officielle de ces compétences (c’est la “professionnalisation”) par l’ouverture d’un chantier de normalisation de savoir-faire spécifiques à la coordination de ces lieux, déjà bien développés mais faiblement formalisés et institutionnellement peu reconnus. Nous nous réjouissons vivement de cette proposition et nous appelons de nos vœux la mise en place de ce chantier dont différents membres de nos réseaux ont déjà commencé à poser les bases

D’ailleurs, lors du discours de présentation du rapport, le Réseau Français des FabLabs a été pris en exemple pour la manière dont il est structuré, ce qui est une marque officielle de reconnaissance du travail entrepris. Nous rappelons aussi que nous ne sommes qu’un des nombreux collectifs émergents dans cette dynamique, et nous souhaitons voir les efforts de chacun reconnus à leur juste valeur. En effet, si la reconnaissance officielle, la “légalisation” en quelque sorte des bonnes pratiques émergentes est essentielle, le travail de formalisation et d’institutionnalisation doit inclure les recommandations des acteurs de terrain et ne pas rester l’œuvre “d’experts” mandatés par les autorités. 

Comment ce processus de formalisation collective sera-t-il mis en œuvre et quelle sera la place et le rôle des réseaux établis dans cette procédure ? Nul doute que l’objectif est louable et nul doute aussi qu’à l’épreuve de la réalité, de sa complexité et des multiples situations locales, celui-ci sera long et l’harmonisation des attentes de l’ensemble des parties prenantes délicate.

Carte participative du Réseau Français des Fablabs en octobtre 2017

La solution envisagée pour l’instant passe par la création d’un “Mouvement national des Tiers-lieux” et “l’émergence de 300 Fabriques des Territoires”. Ainsi, l’annonce de la mise en place progressive de ces 300 “pôles de coordination” est présentée avec l’objectif de “faire monter en gamme” (sic) des tiers-lieux déjà installés ou à venir, et “favoriser une véritable animation du territoire”. Le gouvernement précise qu’il va lancer des “Appels à manifestation d’intérêt” début 2019, afin d’évaluer les projets “émergents” et d’adapter les propositions, nous l’espérons, en fonction des cas particuliers.

Nous avons parfaitement conscience de la nécessité de mettre le plus grand nombre d’acteurs autour de la table pour construire ensemble les conditions du “faire ensemble pour mieux vivre ensemble”. Nous nous réjouissons en outre de l’insistance du rapport sur la nécessité d’accompagner les animateurs des lieux existants, lesquels sont souvent, en raison de conditions matérielles difficiles, au bord de l’épuisement.

Réserves du Conseil Scientifique du Réseau Français des FabLabs

Nous exprimons toutefois une réserve sur un certain nombre de recommandations. En premier lieu, nous nous interrogeons sur les modalités précises de création d’une structure juridique de type SCIC incarnant le “mouvement national”. Si tous les acteurs pertinents doivent discuter et se coordonner afin d’éviter les conflits et les dépenses inutiles, cette arène ne doit pas nécessairement être une structure économique (et dans ce contexte certainement pyramidale), comme préconisé dans le rapport. Cela reviendrait à prendre le risque d’en faire un territoire à conquérir plutôt qu’un espace de discussion et de co-construction. Nous souhaiterions plutôt, dans cette perspective, voir la création d’états généraux des tiers-lieux regroupant l’ensemble des acteurs pertinents et visant à établir, sur la base d’un calendrier co-déterminé, un ensemble de règles communes et de recommandations pratiques. Elle pourrait à l’occasion servir d’instance d’arbitrage collectif.

En second lieu, nous estimons risqué de procéder à une sélection des structures ou des projets les mieux à même de devenir l’une des “300 Fabriques des Territoires” par le biais d’un appel à manifestation d’intérêt de niveau national. En effet, une grande diversité de lieux et collectifs existants répondent à des situations locales. Ils ont développé des méthodes, tissé des liens de solidarité et des relations avec différents acteurs de leur environnement. Ils ont ainsi développé un ensemble de pratiques qui semblent difficiles à standardiser et à transposer.

Les projets de tiers-lieux permettent entre autres, d’initier des programmes de réabilitation de friches industrielles et urbaines favorisant le dynamisme des territoires

En l’état actuel des connaissances des pouvoirs publics sur la question — lesquelles sont peu approfondies comme le reconnaissent volontiers les auteurs du rapport — il nous semble hasardeux de concevoir des critères d’appréciation de la pertinence des réponses à un appel public de ce type. Cette perspective est d’autant plus périlleuse qu’elle pourrait contribuer à mettre les acteurs des tiers-lieux en concurrence les uns avec les autres. Cela les conduirait ainsi à dépenser une énergie précieuse dans la compétition, alors que (de l’aveu même des rédacteurs du rapport) ces innovateurs et ces espaces ont pour ADN l’ouverture et la collaboration. Cet appel à manifestation d’intérêt pourrait favoriser des acteurs disposant des compétences langagières et institutionnelles au détriment d’acteurs locaux dont les actions sont extrêmement précieuses pour le territoire, mais qui ne bénéficient pas des compétences adaptées pour constituer ce type de dossiers.

En revanche il importe de développer la connaissance des responsables publics et des agents territoriaux sur la question, en multipliant les études sur le sujet et les actions de formation. Ce point nous permet d’aborder la seconde catégorie de recommandations.

Recommandations adressées aux acteurs publics : “l’État doit être présent, mais différemment”

On touche ici au cœur de l’ambition du rapport. L’objectif est de “faciliter, accompagner, être à côté de mais ne pas faire à la place de pour impulser, soutenir, accompagner la création et la structuration des lieux sur le territoire.” D’après les auteurs, l’État doit apprendre à s’acculturer : cette acculturation se réaliserait par la proximité renforcée entre pouvoirs publics et tiers-lieux. Il faudrait donc faire confiance aux acteurs en place, poursuivre l’expérimentation, renouveler et multiplier les partenariats publics-privés, rechercher l’horizontalité, agir et laisser agir.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette ambition affichée d’intervention publique guidée par l’expertise des acteurs de terrain, qui tentent d’être et d’agir au plus près des réalités locales. Nous mesurons aussi parfaitement la difficulté de la posture : les pouvoirs publics, dans toutes leurs hypostases (état central, services décentralisés, collectivités territoriales, services publics plus ou moins délégués…) doivent gérer de grands ensembles et assurer un certain niveau d’égalité formelle de traitement des problèmes.

Les conditions d’administration de ces grands ensembles peuvent générer des effets locaux pervers difficilement anticipables, voire perceptibles à l’échelle la plus élevée. Inversement, les contraintes administratives globales peuvent sembler absurdes ou injustes aux acteurs de terrain, souvent très investis dans des problématiques locales. Nous ne sommes que trop conscients, en tant qu’association nationale d’associations locales, de ces difficultés, et de la quasi impossibilité d’anticiper – encore plus d’exposer – des réponses précises dans ce type de rapport.

Un certain nombre de pistes semble toutefois se dégager dans l’ensemble des propositions, parmi lesquelles il est possible de distinguer deux familles de recommandations : l’une agit sur l’acculturation des agents publics grâce à un ensemble d’occasions d’interaction, de formation réciproque, de collaborations dont les règles seraient à inventer, et l’autre actionne des leviers économiques permettant de stabiliser le fonctionnement des structures.

Nous mesurons la difficulté de mettre en œuvre ces mesures dans un contexte à budget restreint où les besoins — ou du moins leur expression — peuvent être infinis. Il est essentiel de contrôler les investissements en sollicitant la vigilance de l’ensemble des acteurs concernés, pour éviter les abus et les éventuels passagers clandestins.

Un tiers-lieu dans une gare, « Les Riverains » Auxerre (89) – Photographie SL CCByNC

Le rapport de la Mission Coworking présente la situation des tiers-lieux comme nouvelle. Or, il y a plus de 17 ans, Michel Duffour, alors Secrétaire d’État au Patrimoine et à la décentralisation culturelle, avait déjà commandé un rapport sur la situation des “Friches culturelles, laboratoires, fabriques, squats et autres entreprises pluridisciplinaires ¹ ”. Ce rapport avait été réalisé à l’époque par Fabrice Lextrait, acteur central de longue date du mouvement et expert en la matière.

Il mettait déjà en lumière des remarques similaires, en s’appuyant sur l’analyse “d’aventures qui depuis 15 ans réinventent l’action culturelle en France”. Étant données la proximité des sujets et la porosité des espaces et des collectifs, nous nous étonnons de constater l’absence de références aux travaux universitaires et aux rapports officiels qui portent déjà sur ce sujet. Cet angle mort contribue à accentuer l’importance de l’aspect “coworking” dans les tiers-lieux et passe sous silence d’autres aspects importants. Il sépare notamment leurs manifestations actuelles de leurs dimensions historiques. Les tiers-lieux en France sont en effet porteurs d’une histoire centenaire² et les acteurs qui les animent sont les dépositaires de cette mémoire organisationnelle, culturelle et pratique.

Dans cette perspective, nous insistons sur la faible porosité entre la culture de l’administration publique et celle des espaces sociaux alternatifs, qui aujourd’hui peuvent se rencontrer. Les propositions du rapport ne doivent pas aboutir à la mise en place d’une simple procédure de labellisation des bonnes conduites selon les normes établies en haut.

La lecture de l’article publié en 2018 par Fabrice Lextrait dans le dernier numéro de l’Observatoire — la Revue des politiques culturelles — permet de mettre en perspective ce rapport en proposant un autre point de vue sur les pratiques communes à l’œuvre dans les tiers-lieux : “Aujourd’hui, trois risques majeurs existent et sont inquiétants. Le premier est que l’artistique, privé de moyens, soit de moins en moins présent dans les tiers-lieux. Le deuxième est que les tiers-lieux servent d’alibi à de multiples opérations – notamment d’aménagement – et qu’on ne leur consacre pas les moyens nécessaires à leur construction concrète et symbolique. Le troisième est que je ne crois pas qu’il soit juste d’employer le terme de « concept » pour les tiers-lieux. Les tiers-lieux sont des pratiques. Les tiers-lieux culturels et artistiques incarnent en ce sens, la « culture du quotidien » d’André Gorz, des lieux, des projets ou « des relations sociales qui favorisent le respect et l’entretien du bien commun ». Si nous n’y prenons pas garde, les tiers-lieux vont être l’objet d’instrumentalisations institutionnelles publiques et privées correspondant à une précarisation sociétale grave. ³

La force des tiers-lieux et leur sens sur les territoires résident dans leur diversité. S’ils participent de dynamiques communes, il nous semble, à la lecture du rapport, que l’un des risques principaux tient à la tentation d’uniformiser leurs modèles. Nous espérons donc que les modalités de coordination, qui restent à établir collectivement, viseront à maintenir et faire collaborer ces diversités.

 

Pour le conseil scientifique du Réseau Français des Fablabs 

Mateï Gheorghiu
Enseignant chercheur en sociologie des organisations, Université de Caen

Camille Bosqué
Docteure en Esthétique et Design, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Constance Garnier
Doctorante en sciences de gestion, Telecom ParisTech, université Paris-Saclay.

Simon Laurent
Président du Réseau Français des Fablabs
Coordinateur – Chargé de développement, Tiers-lieu “Les Riverains”, Auxerre (89)

¹ En ligne ici : http://www.artfactories.net/IMG/pdf/Rapport_de_Fabrice_LEXTRAIT_sur_les_friches_volume1-2.pdf et http://www.artfactories.net/IMG/pdf/Rapport_de_Fabrice_LEXTRAIT_sur_les_friches_volume2-2.pdf
² Patrick Kamoun, V’la cochon qui déménage, La Botellerie, Paris, 2000.
³ Extrait de l’entretien avec Fabrice Lextrait (Auteur du Rapport de 2001 au secrétariat d’État au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle sur les Friches) « 2001-2018 : des nouveaux territoires de l’art aux tiers-lieux », L’Observatoire, vol. 52, no. 2, 2018, pp. 22-25.