RFFLabs au ministère Europe et Affaires Etrangères

Retour sur la journée réseau organisée par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères le 17 juillet 2017

Ouverture de la journée par le Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères

Le 22 juin dernier le Réseau Français des Fablabs a été contacté par Maeva Champlin, chargée de projet pour le Ministère des affaires étrangères, afin de nous inviter à une journée de rencontres réunissant les agents de son réseau de coopération et d’action culturelle (les instituts français, alliances françaises,…) autour des grandes priorités et des principaux chantiers de modernisation du ministère dans les domaines de la diplomatie d’influence, du développement et de la diplomatie économique.

Initialement il ne s’agissait que de présenter le Réseau Français des Fablabs et le mouvement makers dans le monde. Il nous a semblé pertinent de proposer également une présentation du programme Européen Vulca (Sorte d’Erasmus des Fablabs) porté par Alexandre Rousselet de « l’Atallier » le Fablab de Moulins.

A ma connaissance c’est la première fois que le RFFLabs est convié à une rencontre de ce niveau. Il est donc évident que l’enjeu de ce temps est nous faire connaître et reconnaître comme première ressource sur le sujet des Fablabs en France.

Intervention de Annick Rivoire, Makery.fr

Étaient invités lors de cette présentation Annick Rivoire, rédactrice en chef de Makery, Alexandre Rousselet du CA du RFFLabs, L’atelier des Beaux Boulons en sa qualité de vice-président du réseau (représenté par votre serviteur) et Eric Force, Attaché de coopération en république centrafricaine.

Notre intervention débute à 14h45 devant une salle comble – au doigt mouillé je dirais 60 personnes.

Dans un premier temps Annick Rivoire, intervient pour présenter le mouvement Makers et les Fablabs dans le monde, des origines à nos jours. Elle insiste sur les multiples formes et le développement exponentiel de ces derniers depuis 10 ans.

En second lieu c’est au tour d’Alexandre d’intervenir et de faire une présentation du programme Vulca.

Puis à mon tour (Simon) d’intervenir pour présenter le RFFLabs. J’essaie d’être exhaustif : Origines et fondation, valeurs, postures et objectifs (*). J’insiste sur l’importance de la communauté, de la volonté de résilience, d’horizontalité, de diversité et l’orientation majoritairement bottom-up du réseau. Mais difficile de faire comprendre à ce public qu’il ne s’agit pas d’une franchise classique ou d’un simple projet entrepreneurial ou culturel (le contexte officiel et la posture imposée d’expert n’aide pas).

Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à cette situation ; dans un univers d’institutions habituées à ranger les activités dans des silos hermétiques, c’est un défi de faire apparaître positivement la diversité de nos activités – Innovation technologique, innovation sociale, culture numérique, culture écologique, bio-hackin, etc –  et de faire comprendre que malgré le défaut de lisibilité, tout ça fonctionne plus que bien.

J’essaie toutefois de rester centré sur les communs et nos projets collectifs. L’idée principale étant de nous faire apparaître comme une ressource incontournable sur le sujet, et de ce point de vue je pense que nous y sommes parvenus.

Pour preuve le message de retour de Maëva, l’instigatrice de la rencontre :

« Bonjour,

Un petit mail pour vous remercier tous de votre présence, de votre bonne humeur et de vos interventions pertinentes ! La table-ronde a fait son petit effet, j’ai eu des retours très positifs. L’objectif est atteint, je pense que le principe du fablab a bien été compris et que cela va continuer à essaimer tout doucement dans le réseau. Cette rencontre a d’ailleurs aussi permis de faire connaître d’autres initiatives en la matière.

N’hésitez pas à nous tenir au courant si vous êtes contactés par le réseau et nous faire connaître vos projets.

Bel été à vous,
Maëva »

S’en suit l’intervention d’Eric Force et son retour d’expérience sur un projet d’animation des communautés locales en mode innovation frugale en république centrafricaine. La réussite de cette expérimentation menée avec le gouvernement centrafricain et l’alliance française, poussent ces institutions à renouveler et étendre ces initiatives. Bonne nouvelle donc, puisque les concepts d’innovation ouverte et frugale continuent à essaimer partout dans le monde (même si on sent bien que le bullshit bingo n’est jamais très loin).

Pour terminer, un temps consacré aux questions du public. Temps trop court pour que nous puissions vraiment approfondir les sujets. Il sera principalement question de modèle économique, de méthodes pour initier une dynamique communautaire et créer un Fablab.

 

Fin de séance

Mais il est 16h30 et au ministère, l’heure c’est l’heure. On nous pousse gentiment vers la sortie, la conférence suivante attend son tour…

Sur le global je pense que nous avons fait bonne impression et il ne serait  pas surprenant que nous ayons des opportunités de collaborations à l’international dans les mois qui viennent. Nous avons  récolté quelques cartes de visite et en avons distribué autant.

Pour le reste c’est une affaire de graines, de jardinage et de patience.

Affaire à suivre…

* Il s’agit de ma propre interprétation de ces notions, mais j’ai pu constater lors de mes échanges récents avec les labs du RFFLabs, que cette dernière n’était pas si déconnante et faisait plutôt consensus. Mais il serait peut-être intéressant que ceux qui le souhaitent travaillent avec nous sur une définiaation précise de ces derniers. L’idée étant que nous ayons des éléments de référence pour avoir un discours cohérent devant ces acteurs institutionnels qui sont si exigeants.

Simon pour l’Atelier de Beaux Boulons – Association vice-présidente du RFFLabs

 

Assemblée Générale 2017

L’assemblée Générale 2017 de l’association aura lieu le jeudi 11 mai à partir de 09h45 et jusqu’à épuisement de l’Ordre du Jour, dans les locaux d’Artilect (27bis Allée Maurice Sarraut, 31300 Toulouse).

Des représentants de l’association seront présents dès 09h00 pour partager un café et répondre aux questions des personnes présentes (ainsi que collecter les dernière adhésions).

Rappel : seuls les membres à jour de leur cotisation peuvent voter

Ordre du jour

  1. approbation du bilan d’activité & rapport moral ;
  2. approbation du rapport financier ;
  3. choix du budget de l’année 2017-2018 ;
  4. information sur les projets à venir : FAB14, challenge avec les Compagnons du devoir, accompagnement de projets avec les acteurs de l’éducation nationale en relation avec le réseau CANOPÉ et la MAIF, la charte sur les sciences participatives… ;
  5. approbation de l’achat d’une part sociale de la Coopérative des acteurs de la Médiation Numérique (50€). Voir aussi le compte-rendu en direct de David Forgeron de l’Assemblée Générale fondatrice, importé depuis notre chat ;
  6. approbation d’un don à Framasoft (100€) ;
  7. approbation de la modification du Règlement Intérieur, chapitre 2 – administration et fonctionnement de l’association, Élection du conseil d’administration : ajout de « Les candidats au CA doivent faire une profession de foi de 200 signes au moins »
  8. élection des membres du Conseil d’Administration pour le collège des FabLabs (4 postes à pourvoir). Candidats : FacLab, Glass FabLab, Atallier, WOMA ;
  9. Question diverses.

L’assemblée générale se terminera par une courte intervention de monsieur Matei Gheorghiu, doctorant en Sociologie, dont le sujet de thèse porte sur « Les réseaux d’entreprises innovantes comme laboratoires de participation civique : gestion (de soi) dans un contexte d’apprentissage collectif ».

Pendant cette présentation, le Conseil d’Administration se rassemblera pour élire en son sein le bureau de l’association.

La MedNum : la coopérative des acteurs de la médiation numérique

Salut, je suis en direct de cette AG, j’essaierai de vous tenir au courant en temps réel des échanges

2:31 PM

Pour l’instant on est au tour de table où tout le monde se présente

2:36 PM

pas mal d’acteurs institutionnels (agence de dev numerique de territoire, caisse des depots, etc.) et des réseaux associatifs de la médiation numérique ainsi que dans le champs du social

pas mal d’acteurs institutionnels (agence de dev numerique de territoire, caisse des depots, etc.) et des réseaux associatifs de la médiation numérique ainsi que dans le champs du social

daweeed

15 mars 2017 à 2:52 PM

là ça commence à parler des statuts et plus spécifiquement des différents collèges

daweeed

15 mars 2017 à 2:55 PM

différence entre un cotisation à une association et des parts dans une coop : le sociétaire peut repartir avec ses parts s’il la quitte

daweeed

15 mars 2017 à 3:00 PM

Les parts dépendent du collège et d’un certain nombre d’indicateurs (nbre de salarié, montant du budget consacré à la mednum, etc.)

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:00 PM

Plutôt Scic ou Scope envisagé ? 🙂

daweeed

15 mars 2017 à 3:01 PM

scic

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:01 PM

Okei

daweeed

15 mars 2017 à 3:02 PM

étant donné la diversité des acteurs, ça me semble préférable

pascalk

15 mars 2017 à 3:02 PM

justement j’avais du mal, à la lecture des statuts de comprendre la complexité des 8 collèges !

daweeed

15 mars 2017 à 3:02 PM

pas mal de questions sur la gouvernance en découle

pascalk

15 mars 2017 à 3:03 PM

effectivement : la gouvernance est tellement diluée, que je crains le pire pour l’avenir (qui decide !)

daweeed

15 mars 2017 à 3:04 PM

certes, mais cela permet à ne pas créer d’acteurs dominants

daweeed

15 mars 2017 à 3:05 PM

les craintes exprimées portent surtout sur le fait que la scic ne fagocite pas toutes les actions des territoires

daweeed

15 mars 2017 à 3:05 PM

(accès au financement, risque de subsitution)

daweeed

15 mars 2017 à 3:06 PM

pas de stratégie concurentielle avec les acteurs du territoire

daweeed

15 mars 2017 à 3:07 PM

mais permet de répondre à des actions territoriales complémentaires des acteurs de terrain

daweeed

15 mars 2017 à 3:11 PM

logique sous-jacente : subsidiarisation et complémentarité avec les acteurs du territoire

daweeed

15 mars 2017 à 3:11 PM

mais la question de l’arbitrage se pose

daweeed

15 mars 2017 à 3:13 PM

clause de non-concurence ? pas de sens à l’avoir dans les statuts mais peut etre renvoyé à un reglement intérieur pour préciser certaines choses (non captation des financements locals par exemple)

daweeed

15 mars 2017 à 3:13 PM

envie de rester sur des formats agiles et leger pour aggreger et faire ensemble

daweeed

15 mars 2017 à 3:15 PM

(si cela pose un pb que je rende compte en temps réel dans ce channel, faites moi signe, je créerai un autre canal)

daweeed

15 mars 2017 à 3:16 PM

question posée sur les acteurs lucratifs ou non : comment les distinguer de manière objectif

daweeed

15 mars 2017 à 3:16 PM

objective*

daweeed

15 mars 2017 à 3:16 PM

(dsl pour les fautes de frappe)

daweeed

15 mars 2017 à 3:17 PM

pas uniquement une question de statuts

daweeed

15 mars 2017 à 3:18 PM

strategie possible : se baser sur agrément ESUS

daweeed

15 mars 2017 à 3:18 PM

(pour info sur esus : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F32275)

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:19 PM

Non c’est chouette que tu fasse un CR 🙂

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:19 PM

en temps réel

daweeed

15 mars 2017 à 3:20 PM

oki, je squatte ici alors

daweeed

15 mars 2017 à 3:22 PM

questions sur les budgets et les rh : envie de tester des formats innovants pour répondre à des problèmatiques non resolues actuellement

daweeed

15 mars 2017 à 3:22 PM

pas ex : temps partagé de salarié

daweeed

15 mars 2017 à 3:22 PM

par*

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:22 PM

En gros, le principe c’est juste de faire une structure de regroupement ou de mettre en place des outils utiles pour avancer ensemble ?

daweeed

15 mars 2017 à 3:22 PM

autre ex : portage salarial

daweeed

15 mars 2017 à 3:23 PM

oui, en gros c’est cela @kevin.mazars.albi

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:24 PM

Les outils créés au sein de cette structure seront-ils diffusés à tous ou juste aux membres ?

daweeed

15 mars 2017 à 3:25 PM

ce sont plutot des outils organisationnels de mutualisation que des outils à diffuser

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:25 PM

Exemple : Fiches de médiations numérique sur une technique donnée ? (Outils)

daweeed

15 mars 2017 à 3:26 PM

genre : répondre au nom de la scic à un appel d’offre et se sont les sociétaires qui seront sur la partie opérationnelle

daweeed

15 mars 2017 à 3:26 PM

je vois ce que tu veux dire kevin, mais je n’ai pas l’impression que ce soit l’objectif de la scic à ce niveau

daweeed

15 mars 2017 à 3:27 PM

attends, qq’1 pose une question dans ce genre

pascalk

15 mars 2017 à 3:29 PM

à propos de travaux relayés : je n’ai rien vu dans les statuts vis à vis des licences libres : ne devrait il pas y avoir un impératif de ce coté là, ou à minima une préference bien affirmée ?

daweeed

15 mars 2017 à 3:29 PM

réponse : cela dépendra du commanditaire et de la négociation de la prestation qui pourrait etre faite. ,ceci dit, les acteurs en presence sont pour une diffusion de tous contenu en ressurces communes

daweeed

15 mars 2017 à 3:30 PM

@pascalk pour rfflabs ou pour la mednum.coop

daweeed

15 mars 2017 à 3:30 PM

?

daweeed

15 mars 2017 à 3:32 PM

question sur le ca et la gestion : distinguo entre president.e et directeur.rice générale

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:33 PM

Ils ont déjà des sous pour faire des postes ? ^^

daweeed

15 mars 2017 à 3:34 PM

ce sera le capital social apporté par les sociétaires (qui dépend du collège , etc.)

pascalk

15 mars 2017 à 3:34 PM

-> ma question portait sur mednum…

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:36 PM

Qui a initié ce projet ?

daweeed

15 mars 2017 à 3:36 PM

ok, @pascalk je vais lire la derniere version des statuts et faire remonter la question le cas echeant

daweeed

15 mars 2017 à 3:36 PM

@kevin.mazars.albi l’initiative traine depuis plusieurs assises nationales du numérique

daweeed

15 mars 2017 à 3:37 PM

lors des dernières à Caen, ils ont acté la création de celle-ci

daweeed

15 mars 2017 à 3:37 PM

en vrai, c’est beaucoup media-cités qui pilote cela avec le soutien de l’agence du numerique

daweeed

15 mars 2017 à 3:38 PM

https://medias-cite.coop/

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:38 PM

Oui je look ça 🙂

daweeed

15 mars 2017 à 3:38 PM

http://agencedunumerique.gouv.fr/

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:39 PM

Là où j’ai beaucoup de mal, c’est hormis une concentration nouvelle de pognon dans une structure, je n’arrive absolument pas à comprendre l’enjeu dans la réalisation finale de la médiation numérique xD

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:39 PM

C’est bien de rajouter des intermédiaires mais en gros hormis grapiller des sous sur les acteurs en dessous souvent ça sert à rien :/

daweeed

15 mars 2017 à 3:40 PM

c’est la question que certains dans la salle ont posé

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:40 PM

Et les réponses apportés sont positives ?

daweeed

15 mars 2017 à 3:42 PM

l’idée est plutot d’aider les strucutres qui, seule, ne pourrait pas répondre à des appels d’offres mais qui, accompagné par la scici et/ou des sociétaires de la scic pourrait y répondre

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:42 PM

Quand je vois ça sur le site de l’agence numérique, je me dis et beh on est pas près de voir la couleur des billets alors que ceux qui font c’est nous : « Les acteurs de la médiation numérique ont décidé lors des Assises de la Médiation numérique de novembre 2016 de créer une structure commune prenant la forme d’une coopérative d’intérêt collectif. Cette coopérative sera opérationnelle au début de l’année 2017 grâce à un soutien financier d’amorçage de l’Agence du Numérique.

En complément des initiatives locales existantes, cette structure va permettre de mettre en œuvre des projets à vocation nationale. Elle réalisera trois missions : représenter les acteurs de la médiation numérique auprès des pouvoirs publics et renforcer l’animation du réseau national, fournir des services aux membres de la coopérative (appui à l’ingénierie de projet, mutualisation d’achats, etc.) et enfin proposer un portage financier et une ingénierie de projets permettant de solliciter des financements de grande ampleur (PIA, BPIFRANCE, fondations, contrats à impact social, etc.). » xd

pascalk

15 mars 2017 à 3:43 PM

effectivement : rein n’est gratuit dans ce bas monde !!

daweeed

15 mars 2017 à 3:43 PM

oui, mais l’idée est de redistribuer vers les sociétaires qui seraient dans la partie opérationnelle

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:43 PM

Pour les FabLabs, c’était aussi le principe de faire RFFLabs pour répondre à des trucs plus gros mais au final, il y a une poignée d’acteur qui bouge pour avancer réellement

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:44 PM

Et ça a coûté des sous à chaque structure indépendamment sans nous apporter plus de financements que ça pour le moment 😀

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:45 PM

Le temps n’étant pas infini, la grosse question, c’est au sein de cette MedNum qui fait ? pour quel intérêt ? Quel est son parcours ? qui va vraiment bénéficier de cette aide ?

pascalk

15 mars 2017 à 3:45 PM

bah… c’est une autre discussion et je ne pense pas que rfflab soit là pour repondre à des appels d’offres ni accompagner un fablab sur un projet concret. on en reparlera 😉

daweeed

15 mars 2017 à 3:47 PM

on est encore loin du portage salarial en effet, par contre, il faut voir que la médiation numérique est implanté sur le territoire national depuis un moment

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:47 PM

Vous accompagnez bien des projets pascals et vous êtes de RFFLabs donc indirectement, ça se fait 🙂

daweeed

15 mars 2017 à 3:48 PM

l’idée est de faire une structure intermediare (pour mednum)

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:49 PM

Beh en fait ils sont implantés mais est-ce qu’ils ont fait un outil où on peut retrouver toutes les ressources pédagogique autour de la médiation numérique ? un endroit avec comment faire des ateliers pour les jeunes ? les publics en difficultés ? les personnages agées ? EN Gros quelque chose d’utile, pas juste du blabla national qui au final ne se retrouve pas dans le quotidien de tous les jours ? 🙂

daweeed

15 mars 2017 à 3:50 PM

historiquement, c’était le dui qui pilotait cela en france

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:50 PM

https://www.facebook.com/groups/fablabbib/?fref=ts et http://labenbib.fr/index.php?titl c’est concret 😀 mais eux j’ai du mal à voir ce qu’ils font 🙂

daweeed

15 mars 2017 à 3:50 PM

elle utilisait http://www.netpublic.fr/ pour publier des contenus

daweeed

15 mars 2017 à 3:51 PM

ça tourne encore mais vraimet au ralenti depuis le changment de dui en agence du numerique

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:51 PM

netpublic est un exemple très sympa j’avoue 🙂

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:52 PM

Okei et la question est comment on s’intègre dans cette dynamique de netpublic ?

daweeed

15 mars 2017 à 3:53 PM

haha, excellent question !

daweeed

15 mars 2017 à 3:53 PM

ils suivent déjà ce que font les fablabs depuis quelques temps

daweeed

15 mars 2017 à 3:54 PM

mais cela reste de la curation, peu de création de contenu orginale

olivier.g.france

15 mars 2017 à 3:55 PM

« je ne pense pas que rfflab soit là pour repondre à des appels d’offres ni accompagner un fablab sur un projet concret. on en reparlera » : si, on pourrait le faire si on avait un peu de moyens. Et concrètement c’est un peu ce que nous faisons avec MAIF, Compagnons, etc…

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:57 PM

Moi j’aime quand ils pondent des choses comme ça : http://www.netpublic.fr/2015/02/creez-le-fablab-de-votre-collectivite-nouvelle-formation-cnfpt/ xD

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 3:59 PM

Fait par deux acteurs très importants du réseau FabLab (On les voit très souvent par ici) : https://www.linkedin.com/in/pierre-ricono-51b0b38/ et https://www.linkedin.com/in/fr%C3%A9d%C3%A9ric-guigon-4478a74b/

olivier.g.france

15 mars 2017 à 4:00 PM

Jamais entendu parler de ces gens 🙂

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:01 PM

Je sais pas mais en gros, c’est un peu le genre de connerie qui découlent de choses qui viennent dans haut du coup pour récupérer du financement état :/

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:01 PM

Désolé @daweeed du coup car je crois qu’il y en a un administrateur de la cité de science d’après ce que je vois

daweeed

15 mars 2017 à 4:02 PM

attends @kevin.mazars.albi je suis les débats et je te fais un retour ciconstancé 😉

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:02 PM

Merci 😀

daweeed

15 mars 2017 à 4:04 PM

bon, la question tourne dans la salle : souscription ou pas ?

daweeed

15 mars 2017 à 4:05 PM

penseez-vous pertienent de proposer l’ag l’adhésion à mednum.coop

daweeed

15 mars 2017 à 4:05 PM

?

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:05 PM

http://forum.fablab.fr/topic/172/adh%C3%A9rer-%C3%A0-la-coop%C3%A9rative-des-acteurs-de-la-m%C3%A9diation-num%C3%A9rique/2

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:05 PM

La question est déjà soulevée sur le forum

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:06 PM

Après la réflexion se porte surtout sur qu’est-ce que ça peut vraiment nous apporter aux niveaux de chacun de nos labs et du réseau en lui même sachant qu’on est encore au début

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:07 PM

Enfin ce n’est que mon avis 🙂

daweeed

15 mars 2017 à 4:07 PM

oui, j’ai vu, selon les retour sur le forum, on pourra poser cela à l’ag eventuellemnt

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:08 PM

Oui mais pour moi dans notre communauté du FAIRE, j’aimerais vraiment savoir est-ce qu’ils vont nous faire gagner du temps, nous apporter des partenariats sur des projets ? ou autres ?

pascalk

15 mars 2017 à 4:08 PM

@daweed seras tu présent à l’ag rfflab ?

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:08 PM

ou si ils vont nous prendre encore plus de temps que ce que l’on peut déjà consacrer à RFFLabs sans que cela ne nous fasse avancer ?

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:09 PM

Ah beh oui, désolé @daweeed du coup, j’avais pas vu ça : http://www.netpublic.fr/2016/01/creez-le-fablab-de-votre-collectivite/ mais bon c’est toujours chiant car en gros ça reste sur Paris ce genre de truc :p

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:10 PM

Je comprend beaucoup mieux d’où découle tous ces projets de FabLabs d’EPN dans le sud en fait xD et pourquoi on se fait sucrer nos subventions par des cyberbases en reconversion qui pense avoir tout compris à l’esprit après 3 jours de formations xD

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:11 PM

Enfin bref, ça doit être la fatigue et le ras le bol qui me fait voir tous ces petits bugs :p

daweeed

15 mars 2017 à 4:13 PM

@olivier.g.france j’etais en train donc d’expliquer que rfflabs deciddera lors d’une prochaine ag si on adhérait mais on me dit à l’instant que tu viens de confirmer que nous adhérions. peux -tu me confirmer cela ?

olivier.g.france

15 mars 2017 à 4:13 PM

Non, j’ai parlé de l’AG.

olivier.g.france

15 mars 2017 à 4:14 PM

Et le ticket d’entrée est de combien ?

daweeed

15 mars 2017 à 4:14 PM

@pascalk pas sur du tout

pascalk

15 mars 2017 à 4:14 PM

50€ selon leur site

olivier.g.france

15 mars 2017 à 4:14 PM

Ok. Merci @pascalk 🙂

olivier.g.france

15 mars 2017 à 4:15 PM

Nous voterons l’adhésion à notre AG de mai.

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:15 PM

Il faudrait juste pouvoir expliquer correctement les + et les – de cette adhésion

kevin.mazars.albi

15 mars 2017 à 4:15 PM

?

olivier.g.france

15 mars 2017 à 4:19 PM

Oui, mais nous aurons sans doute quelqu’un à l’AG qui pourra nous expliquer. Il faut qu’on trouve.

olivier.g.france

15 mars 2017 à 4:19 PM

@daweeed : tu peux faire un appel à intervenant pour le jeudi matin à Toulouse ? Le Jeudi 11 mai de tête.

pascalk

15 mars 2017 à 4:48 PM

oui parce que là…

daweeed

15 mars 2017 à 6:18 PM

@olivier.g.france Gerald Elbaz, de mediacite, devrait pouvoir venir le 11 a toulouse pour présenter la mednum

bon du coup, je reprendrai tout ça proprement mais pour faire court, une fois que les structures présentes ont confirmés (ou non) leur souscription ainsi que le nombre de parts qu’ils prenaient , la fiche de poste du chargé de développement a été passée en revu

10:35 AM

De nombreuses questions ont émergés du coup sur la manière dont la scic fonctionnerait, ce qui serait laissé aux sociétaires et ce qui serait à la charge du salarié

daweeed

16 mars 2017 à 10:35 AM

De nombreuses questions ont émergés du coup sur la manière dont la scic fonctionnerait, ce qui serait laissé aux sociétaires et ce qui serait à la charge du salarié

daweeed

16 mars 2017 à 10:39 AM

il a d’ailleurs été rappelé qu’il s’agissait bien de la création d’une entreprise sous le statut d’une scic et non d’une association. le chargé de dvpt aura pour mission principale d’animer/participer à la vie coopérative, à représenter ses sociétaires mais surtout à développer des offres de service qui puissent être au service de l’intérêt collectif des sociétaires et qui permettent à la scic, à terme, de subsister sans financement public externe (rappel de la volonté de non captation des subventions)

daweeed

16 mars 2017 à 10:41 AM

l’état sera d’ailleurs sociétaire (dans le collège public) mais ne souhaite pas « maintenir à bout de bras » cette scic

daweeed

16 mars 2017 à 10:41 AM

(ceci par le biais de l’agence du numérique)

dimitri

16 mars 2017 à 10:41 AM

salut ! tu peut juste rappeler en deux lignes qui crée la structure et pourquoi ? (je suis paumé, et j’ai vite fait lu ce qui a été dit mais trop de trucs)

daweeed

16 mars 2017 à 10:42 AM

https://lamednum.coop/

daweeed

16 mars 2017 à 10:42 AM

une scic regroupant les acteurs de la médiation numérique

daweeed

16 mars 2017 à 10:44 AM

principales missions :

fournir des services aux acteurs #mednum

assurer des portages de projets pour les comptes des acteurs #mednum

représenter les acteurs #mednum

dimitri

16 mars 2017 à 10:45 AM

ha ok. et donc on pourrais s’en inspirer ? J’ai lu plus haut que le RFF n’avais pas pour vocation à lever des fonds, si il ne peut pas faire ça, ça reste un chat deluxe et un wiki en éternelle construction. CAD pas grand chose.

daweeed

16 mars 2017 à 10:45 AM

pour tout dire, c’est un serpent de mer qui a été initié à l’occasion de plusieurs assises du numérique, et il y a une mise en action de cette volonté qui date de longue date

dimitri

16 mars 2017 à 10:46 AM

après « le numérique » c’est ultra vaste. donc c’est assez compréhensible.

daweeed

16 mars 2017 à 10:47 AM

haha, là n’est pas la question (en tous cas pas dans mes propos). Il s’agit de savoir si on souhaite souscrire à cette scic, et donc comment on se positionne dans l’écosystème de la mediation numérique

daweeed

16 mars 2017 à 10:49 AM

mais indirectement, il est vrai que ça pose la question du rôle de rfflab dans cet ecosystème et, par effet mirroir, le rôle de rfflab dans l’écosystème des fl

daweeed

16 mars 2017 à 10:49 AM

sachant que certains membres de rfflab seront certainement souscripteur à titre propre dans cette scic

daweeed

16 mars 2017 à 10:50 AM

à universcience, il y a de fortes chances que nous y souscrivions par ex

dimitri

16 mars 2017 à 10:51 AM

ha ok. je comprends mieux. merci ^^

dimitri

16 mars 2017 à 10:51 AM

Et du coup cette structure au niveau pognon, ils le trouvent ou ? c’est les membres qui payent ?

dimitri

16 mars 2017 à 10:51 AM

ou c’est un salarié qui s’auto trouve des subs ?

daweeed

16 mars 2017 à 10:53 AM

pour grande partie oui pour le lancement c’est une souscription, hier avec uniquement ceux présents dans la salle, le capital social flirtait les 75k€ (sans compter le nombre de part qui seront soucrit par l’état)

daweeed

16 mars 2017 à 10:53 AM

par la suite, il faudra par contre que le salarié s’autofinance

daweeed

16 mars 2017 à 10:54 AM

les parts souscrites sont uniquement prises à l’entrée, par contre si le sociétaire décide de partir, il reprend ses parts

daweeed

16 mars 2017 à 10:56 AM

et le nombre de parts prises par chaque sociétaire dépend du collège dont il fait partie ainsi qu’un certain nombre de critères (nombre de salariés, taille de la collecitivité locale, budget consacré à la mednum, etc.)

 

Membres de l’association

Les membres de l’association dans le collège des FabLabs sont (par ordre alphabétique) :

 

Fablab Festival 2017 Make Europe : Participez !

Conçu et piloté par Artilect, le Fablab Festival aura lieu du 11 au 14 mai 2017, à Toulouse. Vous souhaitez y présenter un projet ? L’appel à participation 2017 est ouvert à tous les makers qui ont soif de partage !

Ce festival s’est imposé au fil des années comme un événement majeur de rassemblement des publics et de décloisonnements des savoirs-faire rassemblant à chaque fois plusieurs milliers de personnes de tous horizons. Autour d’une programmation ambitieuse et d’un parrainage de haut niveau, l’édition 2017 intitulée “Make Europe !” propose quatre jours intenses de rencontres hors des sentiers battus : Tables rondes, présentations et ateliers invitant fablabs, entrepreneurs, universités et laboratoires de recherche, professionnels, artistes, collectivités et familles à investir le monde des FabLabs et de la culture du ”faire-par-soi-même”, source inépuisable d’innovation et de création. Le festival propose d’explorer ensemble, au coeur d’un espace alternatif, les usages et implications sociétales, environnementales, politiques, économiques, et de croiser les regards sur les enjeux de l’innovation technologique et la démocratisation des savoirs techniques. Pour refléter la diversité et la richesse du mouvement des Fablabs en Europe, la programmation est structurée en cinq grandes thématiques : Société, Environnement, Arts et Création, Villes et Territoires, Innovation et Technologie.

Vous souhaitez y présenter votre projet et/ou proposer des activités ? Participez à l’appel à projets jusqu’à dimanche 19 février 2017. Vous pouvez également suggérer des intervenants dans chacune des thématiques ou simplement profiter de ce support pour nous faire part de vos éventuelles remarques/conseils sur la programmation.

Rendez-vous au Fablab Festival !

>> Je participe ! <<

>> I want to be part of it ! <<

 

Soirée RFFLabs : POC et discussions

Bonjour à tous,

Suite au sondage de la dernière fois sur facebook, nous allons réaliser une première soirée RFFLabs ce soir à partir de 18h et finissant à 22H sur le http://chat.fablab.fr/rfflabs/channels/town-square !

L’outil Mattermost pourra être complété par un framatalk, discussion sur le forum, live tweet, framapad et tout ce que vous voulez (J’ai défini le chat afin que l’on puisse être sûr de pas se perdre sur la route de la soirée 😉 ).

Je propose pour thématique de ce POC (Proove of Concept) de soirée RFFLabs : Les futures soirées RFFLabs (J’avoue, c’est pas le plus fun mais ça permet d’y réflechir tous ensemble).

On pourra bien évidemment parler d’autres thématiques qui vous font envie.

Si vous avez des questions à soulever pour l’organisation de ce soir, n’hésitez pas à me le dire en commentaire ici, ou en réponse par mail ou si vous voyez ce message sur le site à venir ici : https://www.facebook.com/groups/fablabfrance/ ou ici : http://chat.fablab.fr/rfflabs/channels/town-square pour nous faire vos retours.

Fablabament,

Kévin Mazars

 

Projet API LABS : un système d’open data horizontal par et pour les labs ?

API LABS c’est un projet cherchant à créer en concertation avec les membres de RFF intéressés un système décentralisé d’open data et de data visualisation sur les labs, par les labs et pour les labs. Un tel projet tente de rassembler plusieurs problématiques (mutualisation des ressources, visibilité des labs dans la sphère publique, open data citoyenne…), d’y réfléchir à plusieurs, mais aussi et surtout de commencer à faire des propositions concrètes d’outils et de façons de faire pour répondre à ces questions. Pour le moment le projet est porté par Julien Paris (membre de l’association PING), et a le soutien de PING (gérant et animant le fablab Plateforme C à Nantes) et de Makery.

Titre (provisoire) du projet :

« API LABS », l’open data du réseau des labs

Philosophie générale du projet :

« Ce qui se fait pour moi et sans moi se fait contre moi » – Nelson Mandela

Résumé :

Créer un système décentralisé d’open data et de data visualisation sur les labs, par les labs, et pour les labs :

  • open data : partager et mutualiser des ressources (réglementation, juridique, accès aux financements, projets…) ;
  • data visualisation : rendre plus visible les labs ainsi que leurs projets et leurs impacts sur les territoires auprès des publics et des collectivités, favoriser la connaissance des lieux entre eux et le partage d’infos au sein du réseau ;
  • décentralisé : préserver la diversité et l’indépendance des lieux, et surtout développer un tel outil en concertation avec tous .

Origine du projet :

Suite à ma participation au développement du prototype « FabCity Dashboard » à Madrid à l’initiative du Fablab Barcelona, nous avons commencé en petit comité à réfléchir au principe d’un outil de data visualisation sur les labs. Le projet proposé par le Fablab Barcelona / réseau FabCity cherchait à « mesurer » l’impact des labs sur la résilience urbaine sur une plateforme web (un site).

Toutefois j’ai relevé plusieurs problèmes à la fois scientifiques, éthiques et pratiques à ce type de projet :

  • problèmes scientifiques : choix arbitraires et mauvais usages des indicateurs, concept de résilience urbaine flou et peu approfondi, outils de dataviz peu adaptés…
  • problèmes éthiques  : centralisation de l’information par le réseau fabcity, peu d’avantages en retour pour les membres du réseau, aucune concertation envisagée avec les membres du réseau des labs pour connaître les besoins et les infos qu’ils voudraient partager, principe de l’adresse à plusieurs types de publics (grand public, collectivités, entreprises…) évacué…
  • problèmes pratiques et techniques : un outil très centralisé pour un réseau constitué parfois de très petits lieux ayant peu de moyens est au final très peu mis à jour, la multiplication des plateformes demande aussi de multiplier l’effort et le temps pris par les labs pour enregistrer leurs infos, les données agrégées sur le réseau FabCity sont très incomplètes…

Objectifs :

  • écrire le « cahier des charges » pour développer un système d’agrégation de données ouvertes (via APIs) sur les labs, mais de manière décentralisée et concertée ;
  • identifier les besoins et les bons indicateurs (désagrégés) en collaboration avec les labs ;
  • intégrer des outils de data visualisation en fonction des besoins et des publics ;
  • rendre la mise à jour des informations mutualisées la plus simple et la plus efficace possible (automatisation ?).

Développement :

Pour le moment le principe et les prémisses d’un tel projet ont été présentés et discutés à plusieurs occasions, en particulier les conclusions et le retour d’expérience critique sur le projet FabCity Dashboard. Mais cette discussion ne fait que commencer :

  • à Madrid durant le hackathon « Visualizar 2016 » (10 jours fin septembre 2016) : discussions et expérimentations techniques (API de portails d’open data, écriture d’une première plateforme web expérimentale)
  • à Nantes lors de différentes discussions (Apéro-projet mensuel Novembre)
  • à Paris lors de la journée de constitution de l’association « FabCity Grand Paris »
  • sur Makery : articles sur Visualizar 2016 et sur le projet FabCity Dashboard

Echéancier :

L’horizon de la conférence FAB 14 en 2018 en France offre une échéance intéressante laissant le temps pour les partenaires / labs intéressés d’échanger sur tous les aspects (éthiques, techniques, politiques, scientifiques) d’un tel projet, de commencer à développer un ou des prototypes et de le(s) tester en conditions réelles, et enfin de le présenter lors de FAB 14 en 2018.

Avant FAB14 plusieurs moments pourraient être propices afin d’enrichir les discussions et les propositions, dont notamment le FabFast à Toulouse en mai 2017.

Dans l’immédiat l’objectif principal de ce projet est d’identifier les labs et les personnes intéressées par ce projet, et d’identifier les besoins, les doutes, et les avantages que chacun voit dans un projet reposant sur l’ouverture des données.

Partenaires :

  • intéressés :
  • – PING (Nantes) – soutien et co-porteur du projet (R&D)
  • – Makery (Paris / France) – soutien et co-porteurs du projet
  • – La Casemate (Grenoble) – intéressés…
  • potentiellement :
  • – Artilect (Toulouse) ?
  • – Réseau Français des Fablabs (France) ?
  • – FabCity Grand Paris (Paris) ?

Problèmes actuels :

  • Identifier les lieux et les personnes intéressés par le projet API LABS (comité scientifique et technique ) ;
  • Mieux identifier les besoins des labs pris un à un, ainsi que les réserves, doutes, et propositions de tous quant à un principe d’open data citoyen (à la différence d’un open data institutionnel) ;
  • Repenser les outils de data visualisation en fonction des besoins et les types de plateformes où les rendre ces outils disponibles ;
  • Trouver des partenaires prêts à expérimenter à l’échelle 1:1, dans une échéance de temps pas trop lointaine (2018 ?)

Documentation :

Contact :

  • Julien Paris (Nantes, adhérent à PING) : jparis.py(at)gmail.com

Un long chemin vers l’unité des fablabs français

Le week-end du 22 octobre 2016, le conseil d’administration du Réseau français des fablabs (RFFLabs) nouvellement élu en mai dernier, s’est réuni à La Quincaillerie numérique de Guéret. Pour un week-end, la Creuse a été le centre des échanges et débats qui animent la grande communauté des makers français, plus habitués à se retrouver sous le soleil toulousain que dans les brumes creusoises.

L’un des enjeux était de positionner le réseau face à la nouvelle qui a occupé une grande partie de l’espace médiatique des fablabs cet été : l’annonce de l’organisation en France de FAB14, la conférence mondiale des labs en 2018. Si la plupart des événements auront lieu à Toulouse et Paris (cette dernière en profite pour rejoindre le réseau mondial Fabcity), c’est pour la première fois un pays (la France) et non une ville qui a été choisie à Shenzhen pour accueillir le sommet. Cette décision nous offre l’opportunité de faire rayonner l’ensemble des fablabs du territoire. Mais pour rendre cela possible, nous avons besoin d’un écosystème mature, d’un réseau uni et de coopérations concrètes entre ses membres.

Si la France est, au niveau international, l’un des pays les plus dynamiques sur la thématique des fablabs, de nombreuses incompréhensions demeurent autour de cette notion. Des ressources (comme le rapport sur la fabrication numérique établi en 2014) sont disponibles pour éclairer ce débat, qui a animé les réflexions préalables à la création du réseau.

L’une des formules qui me semble le mieux résumer la spécificité de ce type d’atelier de fabrication numérique a été utilisée au Fabfestival 2016 : « Un fablab est un espace oeuvrant à la démocratisation des outils de fabrication numérique. » Cette notion de « démocratisation » semble à la fois suffisamment large pour laisser coexister de nombreuses formes d’initiatives et d’actions mais également assez précise pour garantir une homogénéité en termes de finalités.

Démocratiser sans rivaliser

Démocratiser, c’est rendre accessible au peuple (dêmos en grec), donc à tous, sans distinction d’âge, de sexe, de niveau d’études ou de statut professionnel. A partir de là, il est assez simple d’identifier plusieurs types d’espaces (ou de labs) orientés vers différents publics, et dont les fablabs ne sont qu’un exemple (ceux qui travaillent à être accessibles à tous). Être ainsi capable de reconnaître et d’accepter une pluralité de modèles et de modes de fonctionnement, d’accepter que coexistent labs d’entreprises, makerspace, fablabs, espaces publics numériques (EPN) et tiers-lieux de toutes natures, et cela sans notion de hiérarchie ou de rivalité entres structures ; cela serait un premier signe de maturité que nous pourrions faire tous ensemble.

Dans un écosystème où l’on accepte la « biodiversité » des modèles et où les différences ne sont pas sources de conflits mais permettent au contraire un enrichissement mutuel, le rôle des organisations collectives (réseaux, fédérations, syndicats…) n’est pas de figer des postures, de cristalliser des conflits. Au contraire, dans ce modèle où les acteurs choisissent de se réunir sur une base volontaire, ces structures doivent plutôt donner des repères, être des lieux d’entraide, de capitalisation de ressources, au service de leurs membres présents et potentiels.

En d’autres termes, personne n’imagine aujourd’hui fédérer les fablabs (ni les tiers-lieux) par la contrainte (je l’espère), ni par la force de la loi (le modèle consulaire n’étant plus très à la mode comme l’a montré récemment l’épisode de la loi sur l’économie sociale et solidaire de 2014).

Exemplarité

Reste l’option de l’exemplarité, de la conviction par l’action. Dans cette hypothèse, la tâche d’un réseau est d’apporter un soutien actif et efficace à ses membres, de les guider, de les appuyer et de produire des ressources permettant aux membres l’ayant rejoint de réussir et de donner envie aux autres de le rejoindre.

Cette option présente deux principaux avantages. D’une part, elle est tournée vers l’action et sa mise en œuvre repose d’abord sur la capacité de ses membres à agir ensemble (ce que nous faisons presque tous quotidiennement), plutôt qu’à penser ensemble (ce qui reste un défi majeur pour l’avenir). D’autre part, elle évacue la question de la légitimité initiale d’un tel réseau. Dans un monde où l’on est obligé d’adhérer à une fédération, une confédération, une chambre…, il est important de comprendre ce qui fonde cette obligation et ce monopole.

Dans un monde dans lequel on accepte la liberté d’adhésion, le problème ne se pose plus en ces termes. C’est au réseau de faire la preuve de sa légitimité par sa capacité à aider, accompagner et soutenir ses membres. A ce titre, le Réseau français des fablabs pourrait être précurseur.

Un réseau catalyseur

Au lieu de s’institutionnaliser progressivement et de reproduire un schéma classique de transformation en une chambre de débats stériles entre des postures idéologiques, il pourrait incarner un modèle de réseau du XXIème siècle, à la fois catalyseur d’actions et de dynamiques, lieu de partage et de capitalisation des erreurs et des réussites, et structure horizontale, libérée des questions de hiérarchie, et où les commissions et les groupes de travail se forment autour d’objectifs opérationnels, de projets concrets.

En poussant la logique un peu plus loin, on pourrait même concevoir que ce réseau accepte que coexistent en son sein différents niveaux de coopération entre les membres, en fonction de leur proximité, de leur engagement, des points d’accroche qu’ils se seraient trouvés. Nous serions ainsi capable de réaliser, à notre échelle, ce que l’Union européenne n’arrive pas à faire, et mettre en œuvre des niveaux d’intégration différents, qui ne se traduiraient pas par des niveaux hiérarchiques, ou d’importance différents.

La déclinaison logique de cette démarche, depuis l’idée d’un écosystème ouvert, à celui d’un réseau favorisant les dynamiques communes, nous amène à imaginer des coopérations concrètes entre les tiers-lieux au sens large. Beaucoup a déjà été fait dans ces lieux, et beaucoup y est fait quotidiennement pour expérimenter de nouveaux modèles, faire évoluer les modes de faire, construire des alternatives. Pourtant, encore trop peu de résultats sont diffusés, encore trop d’erreurs sont répétées, encore trop de prototypes peinent à changer d’échelle.

Certains pourraient croire que c’est une question de moyens. Au contraire, la force des projets issus de ces lieux tient en partie au fait qu’ils sont conçus avec peu de moyens, en essayant de contourner les difficultés techniques non par une débauche de dépenses de R&D, mais par des « astuces », de l’intelligence, de la sobriété ; pour faire court de « l’innovation frugale ».

Il ne s’agit pas de dire que les labs peuvent fonctionner sans moyens. Mais avec un budget annuel de 150 000 à 200 000€, on peut déjà faire beaucoup. Non, le véritable effet levier qui permettra de faire de ces espaces de véritables catalyseurs d’innovations au service du plus grand nombre, sera leur capacité à mobiliser les énergies, fédérer les bonnes volontés, diffuser la conviction selon laquelle « on peut faire autrement ».

Ce qui bloque aujourd’hui un grand nombre d’initiatives, ce sont les barrières psychologiques. Avant même d’avoir essayé, on est convaincu que ce n’est pas possible. Or, plus de 60% des créations d’entreprises en France se font avec moins de 10 000€. Or, le coût de développement d’un prototype dans un fablab n’excède pas quelques milliers d’euros. Cela peut sembler élevé pour un étudiant ou un porteur de projet isolé. Mais dès que l’on s’inscrit dans une logique collective, ces barrières financières disparaissent. C’est ce qu’a prouvé le crowdfunding dans de nombreux domaines.

L’un des exemples les plus révélateurs est celui de l’industrie musicale. Il y a quelques années, un artiste n’avait aucun espoir de diffuser un album sans passer par le processus de sélection des majors. Aujourd’hui, une kyrielle de jeunes groupes produisent et commercialisent leur musique autour d’eux, en se finançant sur des plateformes spécialisées, leur permettant de collecter les quelques milliers d’euros nécessaires pour un enregistrement de qualité et le pressage d’une petite série de disques. Bien sûr, la plupart d’entre eux ne vivent pas de leur musique. Mais ils ont toutes les cartes en main pour essayer.

Pourquoi ce qui a été possible pour l’industrie musicale ne le serait pas pour la création de projets, d’entreprises et d’activités ? La création artistique a réussi à s’affranchir d’un mode unique de financement par les majors. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour le financement de l’innovation ?

En résumé, la tâche qui est devant nous est immense, et les attentes très élevées. Le débat sur l’accueil de FAB14 en France n’est qu’une des facettes de la tension qui règne au sein de cet écosystème. Et la cause principale de cette tension est que nous faisons face à des défis extraordinaires, que nous suscitons un espoir grandiose, sans disposer aujourd’hui de la stratégie, des repères et des moyens nécessaires pour y faire face.

La solution ne viendra pas d’ailleurs. Elle ne tombera pas du ciel. Elle sera le résultat de nos efforts concertés pour la construire. Et la première pierre de notre édifice pourrait être de mettre en accord nos valeurs et nos pratiques.

 

Les FabLabs, simples ateliers de fabrication ?

Article originellement publié sur Medium

Jour après jour l’occasion m’est donnée de venir ici et là témoigner du mouvement FabLabs, de l’origine de ces lieux, de leurs intentions. Presque partout, le même constat : les FabLabs sont perçus comme de simples ateliers de fabrication. Ainsi, par exemple, la définition du Petit Robert 2017 :

FABLAB n. m. (mot anglais, de fabrication laboratory « laboratoire de fabrication ») anglicisme. Atelier mettant à la disposition du public des outils de fabrication d’objets assistée par ordinateur. Des fablabs.

Ils sont pourtant tellement plus !

En voici une autre définition possible :

FABLABS n. m. pluriel (mot anglais, de fabulous laboratories “laboratoires fabuleux”) anglicisme. Lieux entre autre équipés d’outils de prototypage et de fabrication numérique. Ouverts à tous, ils proposent de venir apprendre, créer “presque tout et n’importe quoi” et partager. Les FabLabs invitent au “Do It with Others” (fais-le avec les autres)

Les FabLabs sont pluriels. Ils n’existent pas seuls ; ils forment un réseau ; ils sont une manifestation physique du réseau internet.

Ils proposent de s’associer mondialement autour de valeurs communes et démocratisent localement des capacités de production jusqu’ici réservées aux professionnels ou aux industriels. Tout comme le web a permis à chacun de publier, de partager, de diffuser ses idées, les FabLabs nous apportent la possibilité de fabriquer, d’expérimenter, de prototyper, de démontrer. Simplement de matérialiser nos idées, de les rendre réelles.

Sortir du rêve et devenir acteur. Ne plus se sentir en incapacité : pouvoir faire grâce aux machines mais aussi en mutualisant le savoir-faire, les plans en open-hardware, des codes ou encore des contrats par exemple, en open-source.

Les FabLabs créent donc un espace où penser et expérimenter ensemble d’autres modèles :

  • d’éducation en explorant le “learning by doing” [NDLR : apprendre en faisant] et les communautés apprenantes,
  • d’organisations fluides et transverses en expérimentant la posture de facilitateur et en invitant à devenir contributeur,
  • de production en accompagnant les mutations liées à la fusion des “bits and atoms” qui revisitent les rapports entre physique et numérique, entre produits et services, entre producteurs et consommateurs : personnalisation, fabrication à la demande, objets connectés, circuits courts de production, …
  • de relations économiques, telles que l’économie contributive, les monnaies complémentaires, la mutualisation des compétences, …

Si les raisons d’entrer dans un FabLab pour la première fois sont diverses et se réduisent parfois à l’envie de trouver un outil particulier, le plus souvent ceux qui reviennent le font pour d’autres raisons :

  • être libres d’expérimenter, prendre plaisir à se tromper, se savoir le droit de recommencer
  • bénéficier de ressources et de compétences mutualisées
  • partager, apprendre des autres, apprendre bien entendu en faisant.
  • partager simplement un morceau de gâche, un café, croiser des regards, créer des liens
  • faire ensemble, échanger, débattre avec bienveillance pour interroger et repenser les liens entre technologie, société et vivre ensemble.

Les FabLabs permettent donc de défricher d’autres choix possibles de société et favorisent l’innovation sociale, pédagogique ou encore technologique. Ils invitent à gagner la capacité de s’engager, d’influer, d’agir ; à choisir de ne pas subir les mutations en cours mais de construire le monde à venir.

Pour finir, voici la définition que j’aimerais retenir :

FABLABS n. m. pluriel (mot anglais, de fabulous laboratories “laboratoires fabuleux”) anglicisme. Lieux équipés d’outils de prototypage et de fabrication numérique. Ouverts à tous, ils proposent de venir apprendre, créer “presque tout et n’importe quoi” et partager. Ils invitent au “Do It with Others” (fais-le avec les autres) et permettent de prototyper d’autres modèles possibles de production, d’organisation ou encore d’éducation. Ils contribuent à réinventer la société.

Qu’en dites-vous ?

 

Le nouveau Logo de l’association

Suite à l’appel à logo lancé en juin, nous avons reçu sur le forum pas moins de 19 propositions différentes, de 10 personnes !

Suite à la phase de vote, la proposition qui a reçu le plus de soutiens (et de très loin, plus de 26% des votes, quand le second est à 10,7%) est celle de Léo, joliment documentée sur le forum et disponible sur un dépôt Git !

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont fait l’effort de participer à notre appel à logo (et de documenter leur démarche) :

Merci à tous !