Fablab Festival 2017 Make Europe : Participez !

Conçu et piloté par Artilect, le Fablab Festival aura lieu du 11 au 14 mai 2017, à Toulouse. Vous souhaitez y présenter un projet ? L’appel à participation 2017 est ouvert à tous les makers qui ont soif de partage !

Ce festival s’est imposé au fil des années comme un événement majeur de rassemblement des publics et de décloisonnements des savoirs-faire rassemblant à chaque fois plusieurs milliers de personnes de tous horizons. Autour d’une programmation ambitieuse et d’un parrainage de haut niveau, l’édition 2017 intitulée “Make Europe !” propose quatre jours intenses de rencontres hors des sentiers battus : Tables rondes, présentations et ateliers invitant fablabs, entrepreneurs, universités et laboratoires de recherche, professionnels, artistes, collectivités et familles à investir le monde des FabLabs et de la culture du ”faire-par-soi-même”, source inépuisable d’innovation et de création. Le festival propose d’explorer ensemble, au coeur d’un espace alternatif, les usages et implications sociétales, environnementales, politiques, économiques, et de croiser les regards sur les enjeux de l’innovation technologique et la démocratisation des savoirs techniques. Pour refléter la diversité et la richesse du mouvement des Fablabs en Europe, la programmation est structurée en cinq grandes thématiques : Société, Environnement, Arts et Création, Villes et Territoires, Innovation et Technologie.

Vous souhaitez y présenter votre projet et/ou proposer des activités ? Participez à l’appel à projets jusqu’à dimanche 19 février 2017. Vous pouvez également suggérer des intervenants dans chacune des thématiques ou simplement profiter de ce support pour nous faire part de vos éventuelles remarques/conseils sur la programmation.

Rendez-vous au Fablab Festival !

>> Je participe ! <<

>> I want to be part of it ! <<

 

Soirée RFFLabs : POC et discussions

Bonjour à tous,

Suite au sondage de la dernière fois sur facebook, nous allons réaliser une première soirée RFFLabs ce soir à partir de 18h et finissant à 22H sur le http://chat.fablab.fr/rfflabs/channels/town-square !

L’outil Mattermost pourra être complété par un framatalk, discussion sur le forum, live tweet, framapad et tout ce que vous voulez (J’ai défini le chat afin que l’on puisse être sûr de pas se perdre sur la route de la soirée 😉 ).

Je propose pour thématique de ce POC (Proove of Concept) de soirée RFFLabs : Les futures soirées RFFLabs (J’avoue, c’est pas le plus fun mais ça permet d’y réflechir tous ensemble).

On pourra bien évidemment parler d’autres thématiques qui vous font envie.

Si vous avez des questions à soulever pour l’organisation de ce soir, n’hésitez pas à me le dire en commentaire ici, ou en réponse par mail ou si vous voyez ce message sur le site à venir ici : https://www.facebook.com/groups/fablabfrance/ ou ici : http://chat.fablab.fr/rfflabs/channels/town-square pour nous faire vos retours.

Fablabament,

Kévin Mazars

 

Projet API LABS : un système d’open data horizontal par et pour les labs ?

API LABS c’est un projet cherchant à créer en concertation avec les membres de RFF intéressés un système décentralisé d’open data et de data visualisation sur les labs, par les labs et pour les labs. Un tel projet tente de rassembler plusieurs problématiques (mutualisation des ressources, visibilité des labs dans la sphère publique, open data citoyenne…), d’y réfléchir à plusieurs, mais aussi et surtout de commencer à faire des propositions concrètes d’outils et de façons de faire pour répondre à ces questions. Pour le moment le projet est porté par Julien Paris (membre de l’association PING), et a le soutien de PING (gérant et animant le fablab Plateforme C à Nantes) et de Makery.

Titre (provisoire) du projet :

« API LABS », l’open data du réseau des labs

Philosophie générale du projet :

« Ce qui se fait pour moi et sans moi se fait contre moi » – Nelson Mandela

Résumé :

Créer un système décentralisé d’open data et de data visualisation sur les labs, par les labs, et pour les labs :

  • open data : partager et mutualiser des ressources (réglementation, juridique, accès aux financements, projets…) ;
  • data visualisation : rendre plus visible les labs ainsi que leurs projets et leurs impacts sur les territoires auprès des publics et des collectivités, favoriser la connaissance des lieux entre eux et le partage d’infos au sein du réseau ;
  • décentralisé : préserver la diversité et l’indépendance des lieux, et surtout développer un tel outil en concertation avec tous .

Origine du projet :

Suite à ma participation au développement du prototype « FabCity Dashboard » à Madrid à l’initiative du Fablab Barcelona, nous avons commencé en petit comité à réfléchir au principe d’un outil de data visualisation sur les labs. Le projet proposé par le Fablab Barcelona / réseau FabCity cherchait à « mesurer » l’impact des labs sur la résilience urbaine sur une plateforme web (un site).

Toutefois j’ai relevé plusieurs problèmes à la fois scientifiques, éthiques et pratiques à ce type de projet :

  • problèmes scientifiques : choix arbitraires et mauvais usages des indicateurs, concept de résilience urbaine flou et peu approfondi, outils de dataviz peu adaptés…
  • problèmes éthiques  : centralisation de l’information par le réseau fabcity, peu d’avantages en retour pour les membres du réseau, aucune concertation envisagée avec les membres du réseau des labs pour connaître les besoins et les infos qu’ils voudraient partager, principe de l’adresse à plusieurs types de publics (grand public, collectivités, entreprises…) évacué…
  • problèmes pratiques et techniques : un outil très centralisé pour un réseau constitué parfois de très petits lieux ayant peu de moyens est au final très peu mis à jour, la multiplication des plateformes demande aussi de multiplier l’effort et le temps pris par les labs pour enregistrer leurs infos, les données agrégées sur le réseau FabCity sont très incomplètes…

Objectifs :

  • écrire le « cahier des charges » pour développer un système d’agrégation de données ouvertes (via APIs) sur les labs, mais de manière décentralisée et concertée ;
  • identifier les besoins et les bons indicateurs (désagrégés) en collaboration avec les labs ;
  • intégrer des outils de data visualisation en fonction des besoins et des publics ;
  • rendre la mise à jour des informations mutualisées la plus simple et la plus efficace possible (automatisation ?).

Développement :

Pour le moment le principe et les prémisses d’un tel projet ont été présentés et discutés à plusieurs occasions, en particulier les conclusions et le retour d’expérience critique sur le projet FabCity Dashboard. Mais cette discussion ne fait que commencer :

  • à Madrid durant le hackathon « Visualizar 2016 » (10 jours fin septembre 2016) : discussions et expérimentations techniques (API de portails d’open data, écriture d’une première plateforme web expérimentale)
  • à Nantes lors de différentes discussions (Apéro-projet mensuel Novembre)
  • à Paris lors de la journée de constitution de l’association « FabCity Grand Paris »
  • sur Makery : articles sur Visualizar 2016 et sur le projet FabCity Dashboard

Echéancier :

L’horizon de la conférence FAB 14 en 2018 en France offre une échéance intéressante laissant le temps pour les partenaires / labs intéressés d’échanger sur tous les aspects (éthiques, techniques, politiques, scientifiques) d’un tel projet, de commencer à développer un ou des prototypes et de le(s) tester en conditions réelles, et enfin de le présenter lors de FAB 14 en 2018.

Avant FAB14 plusieurs moments pourraient être propices afin d’enrichir les discussions et les propositions, dont notamment le FabFast à Toulouse en mai 2017.

Dans l’immédiat l’objectif principal de ce projet est d’identifier les labs et les personnes intéressées par ce projet, et d’identifier les besoins, les doutes, et les avantages que chacun voit dans un projet reposant sur l’ouverture des données.

Partenaires :

  • intéressés :
  • – PING (Nantes) – soutien et co-porteur du projet (R&D)
  • – Makery (Paris / France) – soutien et co-porteurs du projet
  • – La Casemate (Grenoble) – intéressés…
  • potentiellement :
  • – Artilect (Toulouse) ?
  • – Réseau Français des Fablabs (France) ?
  • – FabCity Grand Paris (Paris) ?

Problèmes actuels :

  • Identifier les lieux et les personnes intéressés par le projet API LABS (comité scientifique et technique ) ;
  • Mieux identifier les besoins des labs pris un à un, ainsi que les réserves, doutes, et propositions de tous quant à un principe d’open data citoyen (à la différence d’un open data institutionnel) ;
  • Repenser les outils de data visualisation en fonction des besoins et les types de plateformes où les rendre ces outils disponibles ;
  • Trouver des partenaires prêts à expérimenter à l’échelle 1:1, dans une échéance de temps pas trop lointaine (2018 ?)

Documentation :

Contact :

  • Julien Paris (Nantes, adhérent à PING) : jparis.py(at)gmail.com

Un long chemin vers l’unité des fablabs français

Le week-end du 22 octobre 2016, le conseil d’administration du Réseau français des fablabs (RFFLabs) nouvellement élu en mai dernier, s’est réuni à La Quincaillerie numérique de Guéret. Pour un week-end, la Creuse a été le centre des échanges et débats qui animent la grande communauté des makers français, plus habitués à se retrouver sous le soleil toulousain que dans les brumes creusoises.

L’un des enjeux était de positionner le réseau face à la nouvelle qui a occupé une grande partie de l’espace médiatique des fablabs cet été : l’annonce de l’organisation en France de FAB14, la conférence mondiale des labs en 2018. Si la plupart des événements auront lieu à Toulouse et Paris (cette dernière en profite pour rejoindre le réseau mondial Fabcity), c’est pour la première fois un pays (la France) et non une ville qui a été choisie à Shenzhen pour accueillir le sommet. Cette décision nous offre l’opportunité de faire rayonner l’ensemble des fablabs du territoire. Mais pour rendre cela possible, nous avons besoin d’un écosystème mature, d’un réseau uni et de coopérations concrètes entre ses membres.

Si la France est, au niveau international, l’un des pays les plus dynamiques sur la thématique des fablabs, de nombreuses incompréhensions demeurent autour de cette notion. Des ressources (comme le rapport sur la fabrication numérique établi en 2014) sont disponibles pour éclairer ce débat, qui a animé les réflexions préalables à la création du réseau.

L’une des formules qui me semble le mieux résumer la spécificité de ce type d’atelier de fabrication numérique a été utilisée au Fabfestival 2016 : « Un fablab est un espace oeuvrant à la démocratisation des outils de fabrication numérique. » Cette notion de « démocratisation » semble à la fois suffisamment large pour laisser coexister de nombreuses formes d’initiatives et d’actions mais également assez précise pour garantir une homogénéité en termes de finalités.

Démocratiser sans rivaliser

Démocratiser, c’est rendre accessible au peuple (dêmos en grec), donc à tous, sans distinction d’âge, de sexe, de niveau d’études ou de statut professionnel. A partir de là, il est assez simple d’identifier plusieurs types d’espaces (ou de labs) orientés vers différents publics, et dont les fablabs ne sont qu’un exemple (ceux qui travaillent à être accessibles à tous). Être ainsi capable de reconnaître et d’accepter une pluralité de modèles et de modes de fonctionnement, d’accepter que coexistent labs d’entreprises, makerspace, fablabs, espaces publics numériques (EPN) et tiers-lieux de toutes natures, et cela sans notion de hiérarchie ou de rivalité entres structures ; cela serait un premier signe de maturité que nous pourrions faire tous ensemble.

Dans un écosystème où l’on accepte la « biodiversité » des modèles et où les différences ne sont pas sources de conflits mais permettent au contraire un enrichissement mutuel, le rôle des organisations collectives (réseaux, fédérations, syndicats…) n’est pas de figer des postures, de cristalliser des conflits. Au contraire, dans ce modèle où les acteurs choisissent de se réunir sur une base volontaire, ces structures doivent plutôt donner des repères, être des lieux d’entraide, de capitalisation de ressources, au service de leurs membres présents et potentiels.

En d’autres termes, personne n’imagine aujourd’hui fédérer les fablabs (ni les tiers-lieux) par la contrainte (je l’espère), ni par la force de la loi (le modèle consulaire n’étant plus très à la mode comme l’a montré récemment l’épisode de la loi sur l’économie sociale et solidaire de 2014).

Exemplarité

Reste l’option de l’exemplarité, de la conviction par l’action. Dans cette hypothèse, la tâche d’un réseau est d’apporter un soutien actif et efficace à ses membres, de les guider, de les appuyer et de produire des ressources permettant aux membres l’ayant rejoint de réussir et de donner envie aux autres de le rejoindre.

Cette option présente deux principaux avantages. D’une part, elle est tournée vers l’action et sa mise en œuvre repose d’abord sur la capacité de ses membres à agir ensemble (ce que nous faisons presque tous quotidiennement), plutôt qu’à penser ensemble (ce qui reste un défi majeur pour l’avenir). D’autre part, elle évacue la question de la légitimité initiale d’un tel réseau. Dans un monde où l’on est obligé d’adhérer à une fédération, une confédération, une chambre…, il est important de comprendre ce qui fonde cette obligation et ce monopole.

Dans un monde dans lequel on accepte la liberté d’adhésion, le problème ne se pose plus en ces termes. C’est au réseau de faire la preuve de sa légitimité par sa capacité à aider, accompagner et soutenir ses membres. A ce titre, le Réseau français des fablabs pourrait être précurseur.

Un réseau catalyseur

Au lieu de s’institutionnaliser progressivement et de reproduire un schéma classique de transformation en une chambre de débats stériles entre des postures idéologiques, il pourrait incarner un modèle de réseau du XXIème siècle, à la fois catalyseur d’actions et de dynamiques, lieu de partage et de capitalisation des erreurs et des réussites, et structure horizontale, libérée des questions de hiérarchie, et où les commissions et les groupes de travail se forment autour d’objectifs opérationnels, de projets concrets.

En poussant la logique un peu plus loin, on pourrait même concevoir que ce réseau accepte que coexistent en son sein différents niveaux de coopération entre les membres, en fonction de leur proximité, de leur engagement, des points d’accroche qu’ils se seraient trouvés. Nous serions ainsi capable de réaliser, à notre échelle, ce que l’Union européenne n’arrive pas à faire, et mettre en œuvre des niveaux d’intégration différents, qui ne se traduiraient pas par des niveaux hiérarchiques, ou d’importance différents.

La déclinaison logique de cette démarche, depuis l’idée d’un écosystème ouvert, à celui d’un réseau favorisant les dynamiques communes, nous amène à imaginer des coopérations concrètes entre les tiers-lieux au sens large. Beaucoup a déjà été fait dans ces lieux, et beaucoup y est fait quotidiennement pour expérimenter de nouveaux modèles, faire évoluer les modes de faire, construire des alternatives. Pourtant, encore trop peu de résultats sont diffusés, encore trop d’erreurs sont répétées, encore trop de prototypes peinent à changer d’échelle.

Certains pourraient croire que c’est une question de moyens. Au contraire, la force des projets issus de ces lieux tient en partie au fait qu’ils sont conçus avec peu de moyens, en essayant de contourner les difficultés techniques non par une débauche de dépenses de R&D, mais par des « astuces », de l’intelligence, de la sobriété ; pour faire court de « l’innovation frugale ».

Il ne s’agit pas de dire que les labs peuvent fonctionner sans moyens. Mais avec un budget annuel de 150 000 à 200 000€, on peut déjà faire beaucoup. Non, le véritable effet levier qui permettra de faire de ces espaces de véritables catalyseurs d’innovations au service du plus grand nombre, sera leur capacité à mobiliser les énergies, fédérer les bonnes volontés, diffuser la conviction selon laquelle « on peut faire autrement ».

Ce qui bloque aujourd’hui un grand nombre d’initiatives, ce sont les barrières psychologiques. Avant même d’avoir essayé, on est convaincu que ce n’est pas possible. Or, plus de 60% des créations d’entreprises en France se font avec moins de 10 000€. Or, le coût de développement d’un prototype dans un fablab n’excède pas quelques milliers d’euros. Cela peut sembler élevé pour un étudiant ou un porteur de projet isolé. Mais dès que l’on s’inscrit dans une logique collective, ces barrières financières disparaissent. C’est ce qu’a prouvé le crowdfunding dans de nombreux domaines.

L’un des exemples les plus révélateurs est celui de l’industrie musicale. Il y a quelques années, un artiste n’avait aucun espoir de diffuser un album sans passer par le processus de sélection des majors. Aujourd’hui, une kyrielle de jeunes groupes produisent et commercialisent leur musique autour d’eux, en se finançant sur des plateformes spécialisées, leur permettant de collecter les quelques milliers d’euros nécessaires pour un enregistrement de qualité et le pressage d’une petite série de disques. Bien sûr, la plupart d’entre eux ne vivent pas de leur musique. Mais ils ont toutes les cartes en main pour essayer.

Pourquoi ce qui a été possible pour l’industrie musicale ne le serait pas pour la création de projets, d’entreprises et d’activités ? La création artistique a réussi à s’affranchir d’un mode unique de financement par les majors. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour le financement de l’innovation ?

En résumé, la tâche qui est devant nous est immense, et les attentes très élevées. Le débat sur l’accueil de FAB14 en France n’est qu’une des facettes de la tension qui règne au sein de cet écosystème. Et la cause principale de cette tension est que nous faisons face à des défis extraordinaires, que nous suscitons un espoir grandiose, sans disposer aujourd’hui de la stratégie, des repères et des moyens nécessaires pour y faire face.

La solution ne viendra pas d’ailleurs. Elle ne tombera pas du ciel. Elle sera le résultat de nos efforts concertés pour la construire. Et la première pierre de notre édifice pourrait être de mettre en accord nos valeurs et nos pratiques.

 

Les FabLabs, simples ateliers de fabrication ?

Article originellement publié sur Medium

Jour après jour l’occasion m’est donnée de venir ici et là témoigner du mouvement FabLabs, de l’origine de ces lieux, de leurs intentions. Presque partout, le même constat : les FabLabs sont perçus comme de simples ateliers de fabrication. Ainsi, par exemple, la définition du Petit Robert 2017 :

FABLAB n. m. (mot anglais, de fabrication laboratory « laboratoire de fabrication ») anglicisme. Atelier mettant à la disposition du public des outils de fabrication d’objets assistée par ordinateur. Des fablabs.

Ils sont pourtant tellement plus !

En voici une autre définition possible :

FABLABS n. m. pluriel (mot anglais, de fabulous laboratories “laboratoires fabuleux”) anglicisme. Lieux entre autre équipés d’outils de prototypage et de fabrication numérique. Ouverts à tous, ils proposent de venir apprendre, créer “presque tout et n’importe quoi” et partager. Les FabLabs invitent au “Do It with Others” (fais-le avec les autres)

Les FabLabs sont pluriels. Ils n’existent pas seuls ; ils forment un réseau ; ils sont une manifestation physique du réseau internet.

Ils proposent de s’associer mondialement autour de valeurs communes et démocratisent localement des capacités de production jusqu’ici réservées aux professionnels ou aux industriels. Tout comme le web a permis à chacun de publier, de partager, de diffuser ses idées, les FabLabs nous apportent la possibilité de fabriquer, d’expérimenter, de prototyper, de démontrer. Simplement de matérialiser nos idées, de les rendre réelles.

Sortir du rêve et devenir acteur. Ne plus se sentir en incapacité : pouvoir faire grâce aux machines mais aussi en mutualisant le savoir-faire, les plans en open-hardware, des codes ou encore des contrats par exemple, en open-source.

Les FabLabs créent donc un espace où penser et expérimenter ensemble d’autres modèles :

  • d’éducation en explorant le “learning by doing” [NDLR : apprendre en faisant] et les communautés apprenantes,
  • d’organisations fluides et transverses en expérimentant la posture de facilitateur et en invitant à devenir contributeur,
  • de production en accompagnant les mutations liées à la fusion des “bits and atoms” qui revisitent les rapports entre physique et numérique, entre produits et services, entre producteurs et consommateurs : personnalisation, fabrication à la demande, objets connectés, circuits courts de production, …
  • de relations économiques, telles que l’économie contributive, les monnaies complémentaires, la mutualisation des compétences, …

Si les raisons d’entrer dans un FabLab pour la première fois sont diverses et se réduisent parfois à l’envie de trouver un outil particulier, le plus souvent ceux qui reviennent le font pour d’autres raisons :

  • être libres d’expérimenter, prendre plaisir à se tromper, se savoir le droit de recommencer
  • bénéficier de ressources et de compétences mutualisées
  • partager, apprendre des autres, apprendre bien entendu en faisant.
  • partager simplement un morceau de gâche, un café, croiser des regards, créer des liens
  • faire ensemble, échanger, débattre avec bienveillance pour interroger et repenser les liens entre technologie, société et vivre ensemble.

Les FabLabs permettent donc de défricher d’autres choix possibles de société et favorisent l’innovation sociale, pédagogique ou encore technologique. Ils invitent à gagner la capacité de s’engager, d’influer, d’agir ; à choisir de ne pas subir les mutations en cours mais de construire le monde à venir.

Pour finir, voici la définition que j’aimerais retenir :

FABLABS n. m. pluriel (mot anglais, de fabulous laboratories “laboratoires fabuleux”) anglicisme. Lieux équipés d’outils de prototypage et de fabrication numérique. Ouverts à tous, ils proposent de venir apprendre, créer “presque tout et n’importe quoi” et partager. Ils invitent au “Do It with Others” (fais-le avec les autres) et permettent de prototyper d’autres modèles possibles de production, d’organisation ou encore d’éducation. Ils contribuent à réinventer la société.

Qu’en dites-vous ?

 

Le nouveau Logo de l’association

Suite à l’appel à logo lancé en juin, nous avons reçu sur le forum pas moins de 19 propositions différentes, de 10 personnes !

Suite à la phase de vote, la proposition qui a reçu le plus de soutiens (et de très loin, plus de 26% des votes, quand le second est à 10,7%) est celle de Léo, joliment documentée sur le forum et disponible sur un dépôt Git !

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont fait l’effort de participer à notre appel à logo (et de documenter leur démarche) :

Merci à tous !

Réunion du Conseil d’Administration

Le conseil d’Administration de l’Association va se réunir physiquement du samedi 22 à 14h00 au dimanche 23 octobre à 14h00 à la Quincaillerie Numérique, à Guéret dans la Creuse.

Cette réunion est ouverte à tous. Vous pourrez participer aux échanges (mais pas aux votes, si vote il y a), et apporter un point de vue original et nouveau aux débats.

Nous avons loué un gite pour la nuit du samedi au dimanche, qui dispose de 23 places. Pour l’instant, une dizaine sont déjà prises, répondez au sondage pour en réserver une de plus (repas du samedi soir, 5€ par personne ; nuit au Gite, 77€ par personne, repas du dimanche, 12,50€ par personne, soit 94,50€ par personne pour repas du soir, nuit au gîte, déjeuner du midi). Réponses attendues pour le 3 octobre.

NB : Sont compris dans la location ; draps, ménage, jaccuzi et sauna

L’idée, c’est aussi de faire connaissance les uns avec les autres autour de bonnes bières bien fraîches (ou autres boissons fraîches ou non, tant qu’on rigole).

L’ordre du jour de la réunion :

  • Compte rendu des travaux en cours (Livre Blanc, …),
  • Organisation de Fab 14,
  • Chemin vers la prochaine AG,
  • Pistes de financement de l’asso, notamment d’un ou deux salariés et des frais inhérents à nos missions,
  • conventions MAIF et CANOPÉ,
  • Et tout sujet que vous jugerez bon d’aborder.

Des bises.

Et n’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions !

 

De nouveaux outils pour RFFLabs

Bonjour à tous,

Aujourd’hui est un grand jour. Nous venons de finir de mettre en place le fameux http://chat.fablab.fr dont nous vous avons parlé durant le FabLab Festival. Venez dès maintenant nous retrouver sur ce http://chat.fablab.fr qui se veut le principal endroit pour échanger en direct, que ce soit des projets spécifiques RFFLabs ou des projets inter-fablabs. Il est ouvert à tous sans invitation (Juste une inscription rapide, moins de 30 secondes). N’oubliez pas d’en faire la promotion autour de vous.

Le détail de l’information :

Jusqu’à présent nous avancions en utilisant l’outil Slack qui malgré l’ensemble de ces qualités ne nous a pas permis une ouverture au plus grand nombre de la communauté de par sa restriction d’invitation et sa difficulté d’accès.

Qu’apportes un chat en direct quand on peut communiquer via 36 moyens de communications (Mail, Facebook, Forum, Wiki, etc…) ?

L’avantage premier du chat est de discuter en instantané sur un outil clair et pratique (Pour exemple  : la discussion concernant l’achat groupé d’une découpe laser aurait pu faire l’objet d’un nouveau channel pour permettre une discussion sur le sujet avec un historique et un suivi des messages clair et pratique).

Nous avons beaucoup de discussions, de questions, et d’initiatives qui ne peuvent être conclues par manque de communication directe. Aussi le chat comblera certains de nos manques sur ces points.

Nous avons commencé à réfléchir à une manière de communiquer qui nous permettra de clarifier les processus de communication au sein de RFFLabs (Cette méthode est encore discutable).

Lancement d’une initiative : Mail, Réseaux Sociaux, Blog, Articles divers

Discussion autour de cette initiative : Mattermost (http://chat.fablab.fr)

Gestion des tâches : Un kanboard (http://kanboard.fablab.fr/)

Début de documentation de l’initiative : Forum, Framapad, Google drive, Git, ou autres.

Finalisation de la documentation de l’initiative : Wiki, Site RFF, Site de Fablab, Article presse

Le wiki et le site RFF complet vont être construit à la suite de cette initiative. (Un projet après l’autre)

L’outil qui a été choisi pour réaliser ce chat est Mattermost : https://www.mattermost.org/ pour plus d’informations. Il est hébergé par nos soins.

Les avantages principaux de cette solution :

  • Tout le monde peut créer des channels / salons de discussion.
  • Il suffit juste d’une inscription avec un mail pour pouvoir y accéder.
  • Il est possible de communiquer directement entre deux membres en channel privé.
  • Il est possible de s’échanger des fichiers, pad, informations directement sur le channel.
  • Il est possible de faire une recherche sur chaque channel.
  • Bien d’autres fonctionnalités géniales.

Fablabement,

L’équipe RFFLabs

 

Votons ensemble le futur logo de RFFLabs !

Suite à une phase de collecte de propositions réalisée sur le forum de RFFLabs, nous arrivons désormais à une phase de choix de notre logo.

Afin de simplifier les opérations, nous avons créé un formulaire cocher avec toutes les propositions et le lien qui mène à la documentation. Vous avez le droit de cocher plusieurs choix. Nous allons laisser ce formulaire actif jusqu’au 25 septembre.

Le logo qui aura le plus de votes à la fin de la période impartie sera choisi comme logo de RFFLabs. En cas d’égalité entre plusieurs premiers, un nouveau vote sera réalisé sur les propositions à égalité. Nous rappelons qu’il est important de lire la documentation des créations pour pouvoir comprendre les œuvres dans leur intégralité et le processus qui y a mené. La taille des images est variable mais vous pouvez retrouver les images en plus grand sur leurs documentations respectives (Il faut être connecté pour pouvoir les voir).

Fablabement,

Kévin Mazars et la commission Logo

 

Fab14 France 2018 – Lettre ouverte aux porteurs de projet

Chers Nicolas Lassabe, Minh Man Nguyen, Olivier Gendrin,

Nous vous écrivons pour éclaircir certains points soulevés à la lecture de votre demande de lettres de soutiens pour la tenue de Fab14 en France.

Cet événement représente une formidable opportunité pour les FabLabs du pays de montrer la diversité et la richesse des différentes structures au grand public comme aux partenaires institutionnels, associatifs, économiques, médiatiques, scientifiques, éducatifs… C’est un événement qui va rassembler le réseau mondial pendant une semaine et qui recevra une grande visibilité nationale comme internationale.

Mais c’est donc aussi un événement qui engage et impacte l’ensemble des FabLabs de France. C’est pourquoi il nous semble nécessaire d’être éclairés sur certains points :

  • Qui organise l’événement (associations et personnes) ? Avec quelle gouvernance ? Quel organigramme ? Quel budget et quels financements ? Quelles relations entre les trois séquences du projet (Fab14, Fab Festival distribué, Fab City summit) ?
  • Quels sont les objectifs et intérêts de chaque structure organisatrice par rapport aux événements prévus ?
  • Quel sera le soutien apporté (humain, matériel, financier et logistique) pour les Labs participants au Fab Festival distribué ?
  • Comment est-ce qu’il sera possible de s’impliquer dans l’organisation de tout ou partie de l’événement ?

Afin que ce projet puisse être mené dans l’ouverture et la confiance, il nous semble que l’organisation de Fab14 doit se faire selon les principes qui nous ont permis de créer le Réseau Français des FabLabs en janvier et avril derniers.

La préparation de Fab14 doit être un processus public, afin que chacun puisse proposer son aide et son expertise s’il le souhaite, et documenté, afin que d’autres puissent apprendre de nos errances et réutiliser certains éléments.

Par conséquent nous proposons la création d’une plateforme administrée par les 3 structures organisatrices, accessible à tous.

Des bisous,

Les signataires :

  • Dimitri Ferrière – Fabrique d’Objets Libres, Lyon
  • Simon Laurent – CA RFFLabs – Atelier des Beaux Boulons, Auxerre
  • Olivier Gendrin – Président RFFLabs
  • Laurence Berthoud Lafarge – CA RFFLabs – Kelle Fabrik, Dijon
  • Laurent Ricard – Faclab, Gennevilliers
  • Norbert Romand – Fablab des 3 Lapins, Luxeuil les Bains
  • Emmanuelle Roux -ZBis, Saint-Georges-de-Montaigu
  • Philippe Schiesser – Écodesign FabLab, Montreuil
  • Mathieu Geiler – MakerTour, Lyon
  • Stephane Laborde – Technistub, Mulhouse
  • Pierre Ricono – Chef du département Campus technologique – Cité des sciences et de l’industrie, Paris
  • Joris Navarro – CA RFFLabs – SquaregoLab, Perpignan
  • La Machinerie – CA RFFLabs – Amiens
  • Association Arbore’Sign – CA RFFLabs – Projet Signothèque, Ramonville St Agne