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RFFLabs au ministère Europe et Affaires Etrangères

Retour sur la journée réseau organisée par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères le 17 juillet 2017

Ouverture de la journée par le Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères

Le 22 juin dernier le Réseau Français des Fablabs a été contacté par Maeva Champlin, chargée de projet pour le Ministère des affaires étrangères, afin de nous inviter à une journée de rencontres réunissant les agents de son réseau de coopération et d’action culturelle (les instituts français, alliances françaises,…) autour des grandes priorités et des principaux chantiers de modernisation du ministère dans les domaines de la diplomatie d’influence, du développement et de la diplomatie économique.

Initialement il ne s’agissait que de présenter le Réseau Français des Fablabs et le mouvement makers dans le monde. Il nous a semblé pertinent de proposer également une présentation du programme Européen Vulca (Sorte d’Erasmus des Fablabs) porté par Alexandre Rousselet de « l’Atallier » le Fablab de Moulins.

A ma connaissance c’est la première fois que le RFFLabs est convié à une rencontre de ce niveau. Il est donc évident que l’enjeu de ce temps est nous faire connaître et reconnaître comme première ressource sur le sujet des Fablabs en France.

Intervention de Annick Rivoire, Makery.fr

Étaient invités lors de cette présentation Annick Rivoire, rédactrice en chef de Makery, Alexandre Rousselet du CA du RFFLabs, L’atelier des Beaux Boulons en sa qualité de vice-président du réseau (représenté par votre serviteur) et Eric Force, Attaché de coopération en république centrafricaine.

Notre intervention débute à 14h45 devant une salle comble – au doigt mouillé je dirais 60 personnes.

Dans un premier temps Annick Rivoire, intervient pour présenter le mouvement Makers et les Fablabs dans le monde, des origines à nos jours. Elle insiste sur les multiples formes et le développement exponentiel de ces derniers depuis 10 ans.

En second lieu c’est au tour d’Alexandre d’intervenir et de faire une présentation du programme Vulca.

Puis à mon tour (Simon) d’intervenir pour présenter le RFFLabs. J’essaie d’être exhaustif : Origines et fondation, valeurs, postures et objectifs (*). J’insiste sur l’importance de la communauté, de la volonté de résilience, d’horizontalité, de diversité et l’orientation majoritairement bottom-up du réseau. Mais difficile de faire comprendre à ce public qu’il ne s’agit pas d’une franchise classique ou d’un simple projet entrepreneurial ou culturel (le contexte officiel et la posture imposée d’expert n’aide pas).

Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à cette situation ; dans un univers d’institutions habituées à ranger les activités dans des silos hermétiques, c’est un défi de faire apparaître positivement la diversité de nos activités – Innovation technologique, innovation sociale, culture numérique, culture écologique, bio-hackin, etc –  et de faire comprendre que malgré le défaut de lisibilité, tout ça fonctionne plus que bien.

J’essaie toutefois de rester centré sur les communs et nos projets collectifs. L’idée principale étant de nous faire apparaître comme une ressource incontournable sur le sujet, et de ce point de vue je pense que nous y sommes parvenus.

Pour preuve le message de retour de Maëva, l’instigatrice de la rencontre :

« Bonjour,

Un petit mail pour vous remercier tous de votre présence, de votre bonne humeur et de vos interventions pertinentes ! La table-ronde a fait son petit effet, j’ai eu des retours très positifs. L’objectif est atteint, je pense que le principe du fablab a bien été compris et que cela va continuer à essaimer tout doucement dans le réseau. Cette rencontre a d’ailleurs aussi permis de faire connaître d’autres initiatives en la matière.

N’hésitez pas à nous tenir au courant si vous êtes contactés par le réseau et nous faire connaître vos projets.

Bel été à vous,
Maëva »

S’en suit l’intervention d’Eric Force et son retour d’expérience sur un projet d’animation des communautés locales en mode innovation frugale en république centrafricaine. La réussite de cette expérimentation menée avec le gouvernement centrafricain et l’alliance française, poussent ces institutions à renouveler et étendre ces initiatives. Bonne nouvelle donc, puisque les concepts d’innovation ouverte et frugale continuent à essaimer partout dans le monde (même si on sent bien que le bullshit bingo n’est jamais très loin).

Pour terminer, un temps consacré aux questions du public. Temps trop court pour que nous puissions vraiment approfondir les sujets. Il sera principalement question de modèle économique, de méthodes pour initier une dynamique communautaire et créer un Fablab.

 

Fin de séance

Mais il est 16h30 et au ministère, l’heure c’est l’heure. On nous pousse gentiment vers la sortie, la conférence suivante attend son tour…

Sur le global je pense que nous avons fait bonne impression et il ne serait  pas surprenant que nous ayons des opportunités de collaborations à l’international dans les mois qui viennent. Nous avons  récolté quelques cartes de visite et en avons distribué autant.

Pour le reste c’est une affaire de graines, de jardinage et de patience.

Affaire à suivre…

* Il s’agit de ma propre interprétation de ces notions, mais j’ai pu constater lors de mes échanges récents avec les labs du RFFLabs, que cette dernière n’était pas si déconnante et faisait plutôt consensus. Mais il serait peut-être intéressant que ceux qui le souhaitent travaillent avec nous sur une définiaation précise de ces derniers. L’idée étant que nous ayons des éléments de référence pour avoir un discours cohérent devant ces acteurs institutionnels qui sont si exigeants.

Simon pour l’Atelier de Beaux Boulons – Association vice-présidente du RFFLabs